TISDAL, SWIFT, ESTHER, MISTRISS DINGLEY
SWIFT, à Esther.
Je vous ai chagrinée avec mon air maussade, ma bonne Stella : il faut me pardonner: c’est un reste de maladie... j'ai été bien malade aussi... de la téie... de la tête seulement; c’est notre côté faible, à nous autres écrivassiers! . . .
MISTRISS DINGLEY, à part.
De la tête. . . seulement !... il n’a pas de cœur. Voilà bien les hommes. . . (Elle emporte le thé à droite au fond.)
SWIFT
Mais à présent, je suis déterminé à me bien porter ; ne fût-ce que pour vous donner un bon exemple... madame Stella...
Ce vieux doyenné est trop triste pour des gens malades, (il la
fait asseoir à gauche.)
MlSTftlSS DINGLEY.
Et même pour des gens bien portants !
SWIFT
Dinglibus a, parbleu, raison, contre son ordinaire.
ESTHER
Cette maison me plaira, mon ami . . . puisque vous êtes revenu . . .
SWIFT
Si je reviens, c’est pour vous chercher... L’automne, c’est le temps des voyages ; nous allons voyager. . . nous irons pren-