OBSERVATION XLII
B... Antoine, 77 ans, entre à la Clinique le 23 août 1907, . pour glaucome avec hyphéma spontané.
7 septembre. On évacue l’hyphéma par une ponction de la chambre antérieure.
23 septembre. L'hyphéma s'étant reproduit, un crin est mis en place.
25 septembre. Il n’y a plus de sang dans la chambre antérieure. On enlève le crin.
3) août. L’hyphéma ne s’est pas reproduit.
S III. Hypertonie et douleur.
OBSERVATION XLIII M. le Prof. Rollet (3).
Antomette V..., 20 ans, entre à la clinique de M. le Prof. Rollet le 20 juin 1907.
Il y a quinze jours, en coupant du bois, la malade en reçut un fragment dans l'œil droit. Peu de douleurs au début, pas d'écoulement sanguin, larmoiement consécutif. Douze jours après l’accident, la malade commence à souffrir violemment, de la tête d’abord, puis de l’œil. Perte de la vision aussitôt après l'accident.
À son entrée, injection conjonctivale intense, cercle perkératique très net. Mouvements du globe bien conservés ; œil dur, T— +? ; vives douleurs à la pression. A la cornée, petite plaie para-centrale et centrale. Chambre antérieure considérablement diminuée et en partie remplie par des masses cristalliniennes. Iris dilaté, ne réagissant pas. Cataracte traumatique et masses tombant dans la chambre antérieure, V=O. On ordonne des myotiques. 21 juin, toujours très vives douleurs. Après anesthésie à la cocaïne, M. Raollet ponctionne au limbe de la cornée ; on met un crin à demeure à la partie déclive de la chambre antérieure, 22 juin, la malade dit ne plus ressentir de douleurs. 25 juin, ablation du crin, hypotension très manifeste comme la veille, 26 juin, la malade ne souffre plus, la chambre antérieure est refermée. 28 juin, T—2?, plus de douleurs, jamais aucun signe d'irido-cyclite. 1° juillet, tension normale. Belle chambre antérieure. Aucune douleur. Cataracte traumatique simple. 6 juillet, même état. Exeat.
OBseRvaTION XLIV M. le Prof. Rollet (3).
Césarine B,.,, 56 ans, entre à la Clinique de M. le Prof. Rollet le 10 juin 1907.
Prodromes de glaucome en avril dernier par mouches volantes, cercles colorés autour des lumières, douleur de l'œil gauche. Pendant vingt jours la malade voit trouble, puisperte de la vision. Les douleurs continuent, la vision ne revenant pas, la malade vient consulter. )
À son entrée, injection conjonctivale assez intense, cercle périkératique. Œil dur, T = + 1. Mouvement conservé, pas de douleur à la pression. Cornée anesthésiée. Chambre antérieure diminuée de profondeur, iris ne réagissant pas, iris plan, légère midriose, V. = O., fond d’œil inéclairable.
15 juin. M. Rollet ponctionne et contre-ponctionne la cornée; crin à demeure,
17 juin. Œil encore dur. Petit exsudat à cheval sur le crin, contre la face postérieure de la cornée. On enlève le crin.
18 juin. Œïl devenu mou et un peu douloureux à la
pression.
L'exsudat a totalement disparu. La chambre antérieure se reforme, T = — 2, œil toujours mou; pas de douleurs ni
spontanées ni provoquées.
1* juillet. Tension normale,