‹ Le drame chinoisChapitre 13 sur 58 · Arthur H. Smith. — Chinese ChaTacteristics · texte numérisé non relu

Arthur H. Smith. — Chinese ChaTacteristics

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lutions lentement accomplies au cours des eiècles. Seuls des esprits chimériques pou- Yaient s'illusionner au point d'espérer que la Chine réaliserait du jour au lendemain des progrès dont la conquête a coûté aux nations occidentales tant de "temps et d'efforts.

< Mais, le Japon P nous dira-t-on. Isolé si longtemps, lu! aussi, des autres peuples, prisonnier d'antiques traditions, il vient pourtant de les réaliser, ces progrès, en un quart de siècle. Pourquoi donc la civilisation chinoise demeurerait-elle £gée dans ses formes caduques P lUe pourrait- elle, à son tour, regagner le temps perdu, étonner le monde par une évolution soudaine? »

L'objection était prévue. Elle pèserait, certes, d'un grand poids s'il était permis d'établir un parallèle entre deux contrées diamétralement opposées l'une à l'autre, entre la Chine démocrate, la plus relâchée des démocraties en dépit de son étiquette impériale, et le Japon pétri, comme nous le iûmea nousmêmes, dans la main de fer ife la féodalité.

Sans entrer dans des considérations qui exigeraient les développements du livre, il suffit de rappeler que la révolution de laquelle est issu le Japon actuel ne fut point le mouve-

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meut spontané d'une foule, mais l'œuvre rai- Bonuée d'une élite, une entreprise de iéodaux résignés, dans l'intérêt, supérieur de leur patrie, à sacrifier la féodalité, à unir les diverses fractions de la nation aân de faire face à l'étranger redouté. La tentative, pour réussir, supposait ces relations constantes, cet accord entre le peuple et les chefs, ces liens de confiance réciproque, de mutuelle assistance que des siècles de féodalité avait créés au Japon mais qui n'existent à aucun degré en Chine, pays sans aristocratie, sans noblesse héréditaire, aux mains d'un fonctionnarisme vénal et discrédité.

Ce qui surtout m'a frappé, en entendant maintes fois émettre cette hypothèse d'une transfiguration de la Chine inspirée par l'exemple japonais, c'est de constater que mes interlocuteurs ne renonçaient pas volontiers à l'idée, je dirais presque à l'espérance de voir leur rêve devenir une réalité. Il est clair qu'ils envisageaient cette renaissance comme uu événement désirable, destiné à assurer non seulement le relèvement matériel et moral du Céleste Empire, mais par surcroit la paix du monde. Bouté divine! Si l'on en juge par l'attention soutenue avec laquelle les puis-

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