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bis pour chaque pasteur et, sur 10 000 Chinoia, un seul chrétien, il faut tecounaître qu'après uu demi-siècle de labeur la moissou est maigre '. >
Je n'ignore pas qu'une observation du même genre a été produite au sujet des résultats obtenus par les missions placées sous le protectorat de la France. Le nombre des catholiques est évalué, pour tout l'empire, à huit cent mille. On argue de ce chiffre évidemment infime, au regard d'une population de quatre cents millions d'hommes, pour conclure à l'insignifiance de l'œuvre obstinément poursuivie pendant plus de deux siècles. L'objection, à mon sens, est rien moins que pressante. La situation prend un tout autre aspect, si l'on réfléchit qu'en définitive huit cent mille individus constituent mieux qu'une quantité négligeable. Il y a là désormais une force vive, un centre d'aspirations et de croyances, un feu qui couve mais ne s'éteint plus. Ou l'arithmétique n'est qu'un vain mot, ou la puissance numérique de 800 000 chrétiens ^ sur 400 millions de Chinois est identi-
1. George N. Curzon. — Problema of the Fat East, pp. 2S5-306.