‹ Le drame chinoisChapitre 33 sur 58 · The Far Easl. pp. 3(U · texte numérisé non relu

The Far Easl. pp. 3(U

UARCEL M

lit LE DRAUË CHINOIS.

Des témoignages qui précèdent il ressort clairement que s'il y eut maladresse, imprudence, excès de propagande, ce ne fut point chez les missions dont la protection nous eei dévolue par les traités. Leur principale affaire, aujourd'hui, c'est la consolidation des chrétientés anciennes. Quelques-unes ont une importance considérable, au coeur même de l'empire et jusque dans le Far-West chinois.

Les trois vicariats apostoliques du Sé-Tchonen comptent 200 paroisses et une population chrétienne de près de 200000 âmes, population non pas de néophytes, mais, en grande majorité, de familles dont la conversion remonte à deux ou trois générations. Les missionnaires ne font aucune tentative pour recruter de nouveaux adeptes, du moins parmi les adultes, sachant le peu de valeur et le mauvais effet de ces adhésions, le plus souvent intéressées. La propagation s'effectue normalement par l'accroissement des familles, le christianisme n'ayant pas eu pour effet d'éteindre chez les Chinois la vertu prolifique, Elle a lieu également, dans une certaine mesure, par l'appoint des orphelinats, où les missions abritent des milliers d'enfants des deux sexes que des parents peu fortunés leur

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