‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 106 sur 309 · V, se. III, p · texte numérisé non relu

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15't LE DUAME I) ALEXANDRE DUMAS.

titué dans sa forme presque délinitive. En ce sens, Dumas a pu en résumer la formule : « En fait d'art dramatique, tout est dans la préparation ' ». Seulement, la préparation est continue, jalonnée d'acte en acte, et de scène en scène, au lieu que toutes les « semences » de la pièce soient contenues dans l'exposition. L'armature de l'œuvre implexe est ainsi plus flexible et articulée. On comprend qu'elle soit nécessaire à un théâtre où les mœui-s et les événements occupent une place prépondérante -.

II s'agit d'amener Saint-Mégrin à la scène finale du rendez-vous, où il trouve la mort. Notez que, pour être historique ou à peu près, elle n'en est pas moins invraisemblable. Si c'était un mignon sans cervelle, passe; mais Dumas en a dû faire l'adversaire de Guise, le vaillant conseiller du roi : un danger pour les projets ambitieux de Catherine, un modèle de jeune et fervente tendresse amoureuse. Eh quoi, Saint-Mégrin, qui se souvient de Dugast, qui peut s'attendre à toutes les embûches, s'en va, sur la foi d'un billet, comme un bon étourdi, à l'hôtel de Guise, de nuit, confondu parmi les Ligueurs? La difliculté est manifeste, mais la catastrophe et la suprême émotion sont à ce prix. Or voyez l'art et le travail du dramaturge, d'un vrai, celuilà. J'ai dit que Catherine manœuvre ces ambitions et ces passions. Et l'on accordera que cela n'est point mal vu.

Il faut tout tenter et faire Pour son ennemi défaire 3.

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