Théâtre, XXV. Un mot sur la pièce et les altistes, p
4. Histoire de mes bêtes, ch. xliii, pp. 290-291. Cf. A. Dumas fils. Le Théâtre des autres, t. I. Préface, p. x.
quand elle est composée'. » On ne s'attendait guère à rencontrer ici Dumas avec Racine. Il est vrai que, la pièce ainsi faite, Dumas « la couchait sur le papier » en huit jours, et que Racine commençait à faire difficilement ses vers faciles.
Ici nous touchons à un point de technique qu'on ne saurait omettre, quand il s'agit de déiinir l'œuvre et la complexion dramatiques de Dumas . Gomme Regnard, il collabora avec les vivants et les morts. Ceux-ci sont discrets et ne réclament guère; les autres ne s'astreignent pas à la même réserve. On lira dans Mes mémoires et les Souvenirs dramatiques ^ de piquantes monographies du collaborateur; la préface du Théâtre des autres apportait naguère à la verve du père le renfort de l'esprit du fils '. A la vérité, les droits d'auteur sont un problème très différent en littérature et en jurisprudence.
Quand tous les tribunaux auraient statué, la liberté du critique demeure entière. Dumas a travaillé souvent en société, malgré « la terreur * » qu'il avait de la collaboration. Un de ses procès fut retentissant : l'œuvre en valait la peine. Les juges ont arrêté, décidé, ordonné que la Tour de Xcsle appartenait à Gaillardet et Dumas. On trouvera les principales pièces de l'affaire dans Mes mémoires ^. Elles m'intéressent peu. La question à discuter est une question de théâtre, en dehors des