Rome sauvée, V, se. ii, p
3. Voir Salluste, op. cit., ch. xxii, pp. 38 et 39. Gf, plus bas, p. 241, n. 1.
trouvera les différentes manières de mourir malgré soi : noyade dans un vivier plein de lamproies, et le porte-glaive, et le rétiaire, et le frondeur et l'archer dont la flèche va droit au but'. L'existence romaine était quasiment absorbée par les rites, cérémonies, formalités religieuses et autres. Tout cela est mis en œuvre avec adresse, et même avec beaucoup d'insistance, depuis les obsèques et l'oraison funèbre du prologue, l'anneau testamentaire, le soufflet d'affranchissement, jusqu'au souper sanglant de la fin. Il n'est pas jusqu'au nomenclateur de Catilina qui ne parle avec la précision scandée de celui d'Horace :
It, redit et narrât, Yulteium nomine Menam, Praeconem, lenui censu, sine crimine notum''^...
Saluons l'érudition. On en a semé jiartout, et fort habilement, dans le cadre et parmi le dessin du drame.
Voltaire avait fait, en deux vers, allusion à un scandale indiqué par Salluste, et qui déshonora la jeunesse de Catilina ^. Il s'agit d'une vestale séduite. Dumas en
1. Catilina (Th., XV), II, tabl. m, se. vu, p. 73, et IV, tabl. v, se. XXIV, p. 152.
2. Horace, Épitres, livre I, VII, vers 54. Cf. Catilina, IV, tabl. V, se. XI, p. 127. « Publias Pudeiis, marchand bonnetier dans le vicus Toscanus, chef de centurie. Deux enfants et .une fille; le garçon boite. »