‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 153 sur 309 · Rome saucée, IV, se. iv, p · texte numérisé non relu

Rome saucée, IV, se. iv, p

Ali! cruel, ce n'est pas la première famille Où tu portas le trouble et le crime et la mort.

Cf. Salluste, o/>. cit., ch. xv, p. 4. << Jam primum adulescens 'Catilina multa nefanda stupra fecerat... cum sacerdote Vestae. » La vestale se nommait Fabia Terentia; elle était sœur de Terentia, femme de Cicéron. Pison la fit acquitter, « les suites du rendez-vous n'ayant pas été constatées ». Voir ibid., p. 137, aiote 51. On pense bien que Dumas n'hésite point à les constater Jieuf mois après, jour pour jour.

tiro l'intrigue de sa pièce, et prend là son point de départ. Nous aurons un viol comme entrée de jeu : il n'y a pas à faire la petite bouche. Les textes sont pour lui; il n'invente point. Une vestale, un enterrement, apparition de Sylla , un homme masqué, attentat, meurtre : cela est délicieux, pour commencer. Au surplus, Salluste fournira la iin comme le commencement. N'indique-t-il pas, sous réserves, il est vrai, qu'à la dernière réunion des conjurés, « après avoir prononcé son discours, Catilina, voulant lier par un serment les complices de son crime, fit passer à la ronde des coupes remplies de sang humain mêlé avec du vin; puis, lorsqu'en proférant des imprécations ils en eurent tous goûté *...? » Tableau shakespearien, dénoûnjent terrible, puisé aux cancans de l'histoire. Qu'importent les réserves? Nous aurons la coupe, les imprécations, Pluton, Véjovis, Mânes, sombres divinités ^, etc. Cicéron parle quoique part de la corporation des Taillandiers ^ : ils figureront; des vétérans de Sylla : nous les verrons, en la personne de Volens : « Serrez les rangs, front *! » L'orateur fait allusion aux soupers, aux veillées, aux orgies de Catilina. Nous en aurons une esquisse, et même deux. Toute cette mise en scène concourt à l'action. Le complot avorté, Catilina nous révélera que c'est la faute aux maîtresses des seigneurs ^. Suétone conte que Jules César fit

1. Salluste, op. cil., ch. xxii, p. 38. Il ajoute : « Nonnulli fictact hœc et multa prœterea existuniubant ab his qui Ciceronis invidiam, quœ postea orta est, leniri crcdebant atrocitate sceleris eorum qui pœnas dederant. »

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