‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 227 sur 309 · Antony, IV, se. viii, p · texte numérisé non relu

Antony, IV, se. viii, p

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devait tirer de l'acte mêrae. C'est pourquoi il a étéamené à modifier cette scène critique entre Adèle et Antony. Il en avait esquissé le mouvement d'ensemble, et noté le motif : « c'est sa maîtresse ». D'autres mots y ont été ajoutés, qui peignent la cruauté du monde et la douleur profonde d'Adèle : «... Et ils diront : « Ah! elle a pleuré... Mais il la consolera, lui, c'est sa maitresse! ^ » — et d'autres aussi qui expriment le doute qui la tue : «...Vois-tu, il m'est passé là souvent une idée affreuse; c'est que peut-être une fois, une seule fois, tu as pu te dire dans ton cœur : « Elle m'a cédé, donc elle pouvait céder à un autre *. . . » Tout le couplet d'angoisse suprême : «... Dieu et toi savez qu'une femme ne pouvait résister^... « — et ce cri de la femme déclassée : « Dis-moi, Antony, si demain j'étais libre, m'épouseraistu toujours *? », cela n'est venu qu'ensuite. Au reste, Antony perdait la tête et le sens du discours. Il l'ugissait à la cantonade, selon la manière d'Yaqoub. « Oh! tais-toi, tais-toi, ne dis pas un mot de plus, si tu ne veux pas que je meure!... O/i .' dis-moi, que faut-il faire? Que puis-je pour toi? Mon sang te lavera-t-il ? Je puis mourir. Par grâce, je suis à tes pieds. Que veux-tu? Qu'ordonnes-tu? Je t'aime tant ^. » Ayant, depuis longtemps qu'il remâche sa passion, atteint les bornes du « délire », cet homme fatal était plutôt incohérent. La scène et l'acte se terminaient par l'arrivée de Louis, domestique d' Antony, qui précédait de quelques instants le colonel d'Hervey. C'était un coup de théâtre, mais incomplet. Adèle n'avait pas vidé la coupe d'amertume. Duinas a modifié cette lin du IV. Il a suspendu l'intérêt;

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