Antony, V, se. m, p
3. Manuscrit ori^'inal. Voir p. 40. Voir plus haut, p. 322, n. 3.
éclats et le lyrisme échevelés. Il fallait renchérir sur toutes les scènes semblables de la pièce. J'en veux citer quelques fragments.
« Oh! malheur, malheur à l'homme qui aime la femme d'un autre! Car il a toujours un pied sur l'échaffaud. »
— (c Anton}»^! » — « Oui, et depuis longtemps je me suis familiarisé avec l'idée d'un crime, que j'ai débattu froidement... » — « Achève, quoique je tremble. Va, tu |)eux tout me dire, et moi tout entendre. Eh bien? »
— « Sije... (« V assassinerais » est raturéj... » — « Ah! vous me faites peur; je comprends. » — « L'idée qu'on aurait pu te croire ma complice lui a sauvé la vie et à moi l'échaffaud... Tu tressailles!... Ce n'est qu'un mot... Depuis longtemps, j'ai le pressentiment d'une vie courte et d'une mort sanglante '. »
Et il « baissait la société * » ; il « méprisait les hommes ^ »; « un seul lien l'attachait à ce monde * »; il pro|)Osait à Adèle de mourir et de « sentir décroître au milieu de nos baisers les battements de nos cœurs '" » , et son « dernier cri d'agonie pouvait être des paroles d'amour ^ ». Et des : « oh! » et des « ah! » et jdes « Ecoute », et des tombeaux et des malédictions! C'était un furieux branle-bas, toutefois avec quelques notes plus douces. Adèle y était même plus femme ^, plus tendre et résignée que dans la brochure.