Préface du Fils naturel (Th., III), pp
'1. Plaquette I. Notes de la Question d'argent, n. A., pp. m et IV : "... Nous revenions à pied, le long du boulevard... d'une première à la Porte Saint-Martin... Marchai se détacha de nous en disant : « Vous allez voir ». Il roula une cigarette et s'acheminant dans la direction de ce drôle, qui, le voyant venir tout seul, distrait et inoffensif en apparence, se dirigea de son côté, comme s'il ne le voyait pas, avec un dandinement imitant le roulis, les épaules haussées à moitié de la tête. Au moment où
ie drame paternel, d'abord et jjar-dessus toute chose pour l'énergie de l'action, pour la bravoure qui s'y déploie. Puis, arrivant à son tour sur le théâtre, il le prend d'assaut; il escalade la littérature; il fonce en avant, tête baissée.
Dumas fils n'a pas la faculté d'invention de Dumas père. Mais (il faut le dire, parce que c'est une vérité trop méconnue) il en a la sensibilité, qu'il s'applique premièrement à contenir par la logique, et qui finira par déborder et rompre les digues dans la seconde partie de son œuvre. Élevé par une mère pauvre, il eut une enfance triste, plus triste encore que celle de son père, qui du moins grandit en ])leine nature. Il n'aura jamais ni la même allégresse, ni une telle joie de vivre, ni ])areille pétulance. Il cachera d'abord sa tendresse comme une tare du jeune âge ou mieux, une inélégance. Mais c'est une singulière erreur, à mon avis, de croire que sous le sourire impertinent de de Ryons se dissimule « un profond dédain pour les femmes » et « le plus furieux mépris des choses de l'amour' ». Les
il allait heurter Marchai, celui-ci se rassembla, serra les coudes au corps et reçut le choc avec une telle unité de contraction et de résistance, que l'agresseur imbécile alla rouler à dix pas de là, les quatre fers en l'air. Furieux, il se releva et courut sui" cet adversaire inattendu; mais Marchai, retroussant lestement ses manches et pliant légèrement sur ses jarrets, immobile et ferme ■comme un roc, sans abandonner sa cigarette, lui dit : « ... Si tu bouges, je t'assomme ». Cf. Mes mémoires, t. IV, ch. cix, p. 28'i. C'est aussi à la sortie du théâtre de la Porte Saint-Martin : •> Deux individus attaquaient un homme et une femme. L'homme attaqué essayait de se défendre avec une canne; la femme attaquée était renversée, et le voleur tentait de lui arracher une ■chaîne qu'elle avait au cou. Je sautai sur le voleur, et, en un instant, il fut renversé à son tour et mis sous mon genou. Ce que voyant le second voleur, il abandonna Ihomme et se sauva. It parait que, sans y faire attention, je serrais le cou du mien outre mesure... »