‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 272 sur 309 · Diane de Lijs (Th., I), V, se. v, p · texte numérisé non relu

Diane de Lijs (Th., I), V, se. v, p

300 LE DRAME D A L E X A N D n E DUMAS.

Corneille. Il met en scène des caractères tout d'une pièce et des passions rectilignes selon la formule de son père, dont l'auteur du Cid est le premier maître. Il est novateur; et par raison positive, il abat le quatrième ])an du mur : ce qui est le rêve de tous les novateurs au théâtre. Il est novateur et réaliste à sa façon, et aussi selon la manière de l'auteur d'Henri III et d'Antony. Il tire ses premiers drames d'aventures personnelles; le principal personnage n'est autre que luimêine. Il est le Fils naturel, le fils du Père prodigue, Olivier, de Ryons : ou plutôt, ils sont lui, très modifié, généralisé, et tout de même idéalisé, comme Antony est Dumas. Ils sont lui, en même temps que la synthèse de la génération nouvelle, de ses tendances et de son état d'esprit analytique ou dissertant.

Même le cadre vrai, où ils se meuvent et raisonnent, est exécuté dans le goût et selon le procédé du père. Aux actes II et IV à' Antony est appliquée d'une main sûre la formule de la couleur locale et meublante. J'ai dit que, dès Henri III, les tableaux dont Diderot donnait la théorie et Beaumarchais un premier crayon, font partie intégrante du drame historique et moderne. On se rappelle les effets voulus d'exacte restitution : « Or, écoutez, messieurs : moi, Paul Estuert, seigneur de Gaussade, etc. *.., » ou : « Il est trois heures. Tout est tranquille. Parisiens, dormez. >> Mais voici le réalisme qui s'en dégage. « Voyons... Boulanger, vingt francs. Boucher, quatre-vingt-dix francs. Epicier *. . . » — ou encore la tirade des « pêches à quinze

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