Catherine Hoi^•ard, IV, tabl. vu, se. i, p. 2'Jl
l'eCRIVAIX. CONCLUSION. 417
si elles ne l'étaient de volupté '. » Ce fracas ne va |)as sans fanfaronnade. Parmi tous les noms, prénoms, surnoms, agnoms, que les Romains avaient à leur disposition, Catilina fait un étrange choix : « Je m'appelle poignard; tu t'appelles flambeau ~. » Quand il plaît à Dumas d'être terrible et de semer l'épouvante, alors « ce n'est plus une parole, c'est un rugissement de tigre " )). Il ne ménage rien, pas même les effets de lumière. « L'ombre est plus noire qu'autre part; la lumière est plus blafarde qu'ailleurs; n'importe, à cause de cela même, continuons. « Et, puisqu'il l'a dit, il continue : « Paris est un Pandémonium, un enfer *! ... » Je cueille ces citations au hasard, dans ses pièces pires ou meilleures ; car un peu partout il s'amuse à ces billevisées. Mais je songe que, si ce vocabulaire épileptique n'est pas pour rehausser la qualité littéraire de son œuvre, encore convient-il de ne le pas trop admirer chez les étrangers, qui lui ont servi de modèles. Or, je lis dans un drame bourgeois de Schiller que Dumas connaissait bien : ... « Non, non, cette vengeance serait trop satanique... Du poison! Du poison! Seigneur, mon Dieu! Je le crains. Ta limonade a été assaisonnée dans l'enfer. C'est un toast que tu as porté à la mort ^ », et en une seule page je trouve la quintessence de ce faux tragique que Dumas se plaît à agiter.
Ce n'est pas qu'il soit incapable de donner de luimême dans le galimatias, en dehors des beautés exotiques à la mode. Dans la fièvre de l'improvisation, il lui arrive d'écrire : « Ce que je vois de plus clair