‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 296 sur 309 · L'Intrigue et l'Amour, V, se. viii, p · texte numérisé non relu

L'Intrigue et l'Amour, V, se. viii, p

dans tout cela, c'est que voilà un homme avec le(|uel je me brûlerai certainement la cervelle '. » Ailleurs le jargon est analytique : « Je te surveille dans tes oscillations ; je te poursuis dans les ténèbres ; et, à la moindre obscurité, au moindre doute, j'étends la main sur toi, chétif, et je te jette pantelant à la hache du bourreau ^. «

A la (in de ces vagues développements d'une image à peine ébauchée, le bourreau rend de signalés services pour clore la phrase. Gela ne saurait finir que sur une atrocité. Quant à la psychologie, trop souvent elle se traduit par gestes et vocables intenses :

Une haine, sais-tu ce que c'est? C'est l'enfer;

C'est notre cœur qu'on broie avec des dents de fer ».

Ou en prose, plus longuement : « Une injustice me révolte, mon sang bout, la parole monte menaçante à mes lèvres, j'ouvre la bouche, je vais parler... Oui, mais le sentiment de ma honte me prend aux cheveux, ma conscience me crie... * etc. » Lorsque la psychologie n'est ni gesticulante ni violente et ne recherche pas l'expression pathologique, elle tombe parfois dans la fadeur et l'amphigouri. C'est trop souvent la romance de Dupais et Gotonet ' : étoiles, azur, fleurs, petits oiseaux y font un agréable flonflon.

Et il est poète. Parmi ces enfantillages, au moment qu'Arthur a « embrassé » '^ une carrière, il rencontre le mot qui peint. « Mon golfe de Naples, où le soir les

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