‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 48 sur 309 · Manfred, III, se. i, p. 345, col · texte numérisé non relu

Manfred, III, se. i, p. 345, col

U. Le Pèlerinage de Childe Harold, chant II, xxi, p. IGO, col. 1.

en « la vie naturelle* », c'est-à-dire en leurs jilaisirs, en leurs sensations, et même ils croient au bon Dieu, malgré leurs fanfaronnades d'athéisme ^. Lorsque Buridan, après une nuit d'orgie et de voluptés, se retrouve en présence de Marguerite et répond à cette question : « Vous n'êtes donc pas de Bohême? » par ces paroles d'un homme dont la croyance a déserté l'âme : « Non, par la grâce de Dieu; je suis chrétien, ou plutôt je l'étais; mais il y a longtemps déjà que je n'ai plus de foi, n'ayant plus d'espérance. Parlons

d'autre chose ^ », il est manifeste que le capitaine veut

nous en imposer, ou qu'il a mal dormi. Qui s'attendait à découvrir en cet aventurier quelque snobisme?

C'est le mot. Il y a plus de snobisme que d'intelligence de Byron dans l'admiration, et surtout dans les imitations de Dumas *. Le dandysme l'a étonné. A Venise, il a recueilli la tradition orale; il a vu une ancienne maîtresse du poète mort; il lui a parlé; il se sent plus poète lui-même ^. 11 sait qu'en Italie Byron attelait à quatre : il a naïvement noté toutes les excentricités de son idole. Il écrit dans la première scène de Teresa une longue tirade sur Venise et la fragilité des gloires humaines: « ... Oui, quelques Vénitiens se souviennent encore peut-être d'avoir vu passer par leurs rues un étranger hautain, au front pale, qu'on appelait Byron; ils se souviennent de lui, non parce

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