Egmont, IV, pp
Cédant à la pitié, lorsque tu le verrais Tomber à tes genoux... — Je l'y poignarderais! — Au nom de notre reine indignement trompée, Jean de Monaldeschi, rendez-moi votre épée i !
Au surplus, Dumas a peu imité Gœthe. Ajoutez quelques réminiscences éparses, indirectes et parfois mitoyennes entre Gœthe et Schiller : la scène des bijoux de Faust, dans Don Juan de Marana et Catherine Howard -, celle de Ruggieri-Faust ou Ruggieri-Seni ou Ruggieri-Galeotti ^, des tableaux de prison, dont le plus fameux est celui de la Tour de Nesle, et le plus analogue au dénoûment d'Egmont celui qui termine Catherine Hoivard, et ce dernier encore plus voisin de l'acte V de Marie Stuart^; — vous aurez toute ou presque toute l'influence de Gœthe sur Dumas, qui ne ])0uvait être que superficielle, a La carrière dramatique de Gœthe, remarque madame de Staël, peut être considérée sous deux rapports différents. Dans les pièces qu'il a faites pour être représentées, il y a beaucoup de grâce et d'esprit; mais rien de plus. Dans ceux de ses ouvrages dramatiques, au contraire, qu'il