‹ Le drame d'Alexandre DumasChapitre 72 sur 309 · Voir ci-dessus, p. 40, n · texte numérisé non relu

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Tout l'acte II, soirée chez Léoni. est visiblement imité du I de la Conjura/ion de Flexque. (Cf. surtout II, se. vi, pp. 42 sqq. Israël refait les scènes du nègre Hassan; — II, se. x, pp. 51, sqq. Faliero jaloux et soupçonneux; — III, se. v, p. 73. Il donne les ordres de l'attaque.) Ou remarquera, à propos de cette dernière scène, que Schiller est plus bref. Dumas et Casimir Delavigne, avec plus de sens du théâtre, précisent et développent. Cf. Cinna, I, se. m et v, se. i.

Tu veux m'assassincr demain au Capitole...

Schiller dit : « Verrina ira d'avance au port, et donnera, par un coup de canon, le signal de l'attaque o. {La Conjuration de Fiesqtte à Gênes. IV, se. v, p. 309.)

Casimir Delavigne :

.... Au point du jour, pour quitter sa demeure. Que chacun soit debout dès la quatrième heure! Au portail de Saint-Marc, par différents chemins. Vous marcherez

Le beffroi sur la tour s'ébranle à ce signal ; Les nobles convoqués par cet appel fatal Pour voler au conseil en foule se répandent.

Toi, si quelqu'un d'entre eux échappait au carnage.

Du pont de Rialto ferme-lui le passage ;

Toi, surprends l'arsenal; toi, veille sur le port;

Israël à Saint-Marc

[ilarino Faliero, III, se. v, pp. T.3-74.)

Dumas :

Verrina par surprise investira le port; De soldats aguerris une troupe 6dèle Conduite par Sacco prendra la citadelle. Tandis que Lorenzo, maître de l'arsenal. Par un coup de canon donnera le signal.

(Manuscrit inédit de Fiesqiie de Lavngna, IV, se. ix.)

Enfin dans la scène des doges (V, se. ii, pp. 102-103, scène des portraits imitée du Richard III de Shakespeare ; voir ciaprès, p. 137, n. 3), Faliero s'inspire de la philosophie mélancolique du vieux Doria :

Bords sacrés, ciel natal, palais que j'élevai...

Cf. la Conjuration de Fiesque à Gênes, V, se. iv, p. 324 : « Laissez-moi contempler encore une fois les tours de Gènes et

se souvient à l'occasion de Fiesquc, que j'en ai cité plus haut une preuve et qu'on en pourrait alléguer d'autres; que Victor Hugo lui-même s'est souvent inspiré de Gœthe et de Schiller, et de celui-ci davantage, et de Flesque et des Brigands non pas sensiblement moins que Pixérécourt, dès sa pièce espagnole, Hernani; qu'à toutes les époques de renouvellement théâtral, c'est la destinée de nos écrivains de faire fonds sur l'étranger; et qu'au surplus le drame national, autour duquel s'est mené tant de bruit avant, pendant et après Henri III et sa Coia\ se pourrait définir d'une formule vraie à moitié, mais nullement paradoxale : une imitation de Shakespeare d'après Schiller et Walter Scott.

le ciel... » — La fin (V, se. iv, p. 108), terreur de l'échalaud, etc.. est aussi empruntée du Y de Marie Stiiart. — Il n'est d'ailleurs pas douteux que Byron avait fort bien lu la Conjuration de Flesque à Gènes comme il avait lu Faust.

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