HolTmann, Traité de médecine légale
6. Letulle, Traité de médecine et de thérapeutique de Brouardel, Gilbert et Girode, t. 111, p. 178, 1897.
l’atlas de Leser, ni dans celui de Hoffmann, Brouardel et Vibert.
« A l’autopsie, écrit M. Ogier *, dans l’estomac on trouve des colorations rouges plus ou moins marquées, des suffusions sanguines, ecchymoses, ulcérations; la perforation de l’organe a été rarement observée. »
M. Vibert 2 dit : « Dans les cas de suicide surtout, l’on a assez souvent l’occasion d’observer de graves lésions de l’estomac. La muqueuse est très congestionnée, tuméfiée, de manière à former des plis volumineux; elle est parsemée d’ecchymoses plus ou moins étendues et d’eschares... Les eschares se détachent quelquefois très vite, laissant à leur place des ulcérations qui dépassent rarement la couche sousmuqueuse. » M. Vibert ne parle pas de perforation.
Il reste donc un seul cas, celui de Taylor. Voici le texte du médecin anglais 3 : « La perforation de l’estomac est rare comme effet de ce poison (le sublimé corrosif); on n’en a rapporté, je crois, qu’un cas. »
Je ne voudrais pas conclure que dans l’intoxication par le sublimé il n’y a pas de perforation de l’estomac; mais de l’ensemble des observations publiées il me semble établi qu’il n’y a pas de perforation dans les premières heures qui suivent l’ingestion du poison (24 à 48 heures); mais qu’il est possible que les ulcérations de la muqueuse de l’estomac résultant de l’ingestion de la solution du sublimé soient suivies, au moment du travail d’élimination, d’une perforation qui ne pourrait guère survenir avant le quatrième ou cinquième jour.
Nous sommes loin des hypothèses soulevées à l’occa sion de la mort de Madame.