‹ Le Drame des poisonsChapitre 3 sur 34 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

de courir à bride abattue et de frapper à tour de bras :

Ne vous fiez point à une libertine dominée de l'esprit de débauche; elle vous trahira, elle vous sacrifiera, elle vous immolera. Je dis que c'est pour ce péché qu'on devient profanateur. L'aurait-on cru, si la même Providence n'avait fait éclater de nos jours ce que la post'rité ne pourra lire sans frémir; aurait-on cru que le sacrilège eût dû être l'assaisonnement d'une brutale passion? Que la profanation des choses saintes eût dû entrer dans le^ dissolutions d'un libertinage effréné? Que ce qu'il y a de plus vénérable dans la religion eût été employé à ce qu'il y a de plus corrompu dans la débauche?...

« C'est par des indications discrètes et impersonnelles, du reste, des confesseurs, que la justice eut les yeux ouverts sur les manœuvres des sorcières et des empoisonneuses. Les confesseurs en savaient certainement davantage, et Bourdaloue, n'en doutons pas, était au fait des messes noires. »

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