‹ Le Drame du VésuveChapitre 31 sur 52 · LE COMMERCE D’APRÈS LES PEINTURES · texte numérisé non relu

LE COMMERCE D’APRÈS LES PEINTURES

semble appeler les passants ou les arrêter en leur vantant sa marchandise.

• Un autre tableau représente un cordonnier pour fernmeset pour enfants. L’honorable commerçant est debout ; après avoir pris mesure avec une baguette, il apporte un brodequin à quatre Pompéiennes assises, dont l’une tient un petit enfant sur ses genoux. Deux sont vêtues à la grecque; les deux autres, peut-être leurs esclaves, ont une tunique collante, comme la Minerve trouvée à Olympie, vieux costume des Osques, emprunté aux Doriens. De petites paires de souliers sont figurées çà et là sur le fond, avec une négligence qui ne permet de chercher aucun détail de fabrication. La composition de cette petite scène est charmante, l’exécution atroce et mérite à peine le nom A'éhauche.

La chaussure est si exactement interprétée

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par la sculpture antique, qu’il n’est point besoin de la décrire. Une autre peinture de Pompéi nous montre deux petits génies exerçant le métier de cordonnier L’un tient une forme, l’autre prépare le cuir qu’ils doivent adapter sur ^a forme. Sur une planche, soutenue par deux consoles de bois semblables à celles que l’on fabrique encore aujourd’hui, et dans une armoire dont les deux battants sont ouverts, on voit des brodequins, disposés par paires ; iis sont faits de manière à couvrir la cheville, sans être lacés, par l’étranglement même de leur forme. Un petit vase et un bassin contiennent la couleur qui sert à lustrer le cuir.

Du reste, des chaussures véritables ont été

1. Ollo Jalin, pl. III, fig. 5. Antichità di Ercolano, 1, 35, p. 185; Ovcrbeck, Pompcï, II, p. 199; Ollo Jabn, pl. V I, lig. 1.

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