‹ Le Drame du VésuveChapitre 42 sur 52 · I. XXXIII, litre vu, loi · texte numérisé non relu

I. XXXIII, litre vu, loi

en briques, en stuc, en galets recueillis sur la plage, en mortier amalgamé de débris de marbre poncés. Parfois, dans la dalle de lave qui borde le trottoir, on remarque un trou oblique, où le voyageur et le paysan passaient, comme dans un anneau, le licou de leur cheval ou de leur mulet, lorsqu’ils voulaient s’arrêter chez le marchand.

Le soir, les boutiques étaient éclairées par des lampes fumeuses. Les rues n’avaient point d’éclairage; les passants attardés portaient des lanternes assez semblables aux nôtres. La sécurité, la propreté, la police de la ville gagnaient peu à cette absence d’éclairage fixe. Constantinople, avec ses rues obscures et ses chiens qui se jettent en hurlant sur les étrangers, a dû conserver les traditions de l’antiquité. Les douze dieux, le serpent Aga thodé mon qu’on peignait sur les murs pour écarter

LES BOUTIQUES DE POMPÉl 337

les affronts des passants pendant le jour, devaient produire peu d’effet dans les ténèbres.

Les propriétaires qui menaçaient de la colère

de Vénus pompéienne ' n’étaient alors pas ' ' • 'I

plus écoutés.

Les piliers qui séparaient les boutiques les unes des autres portent encore des inscriptions tracées au pinceau : blanchies à la chaux à diverses reprises, elles ont été ^ recouvertes par des inscriptions nouvelles. Ce sont presque toujours des excitations électorales, des recommandations de candidatures par des électeurs influents ou des clients intéressés. « Je vous prie de nommer édile M. Casellius », ou Ifien « Fidelis vous prie de nommer^ », etc.

1. Abiat (pour habeat) Venere Pompianam iradam (jui læscril, etc. L’orlliograplie esl d’un Osquc qui avai peu fréquenté l’école.

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