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culus. La maison a été fouillée et reconnue, en 1868, par Fiorelli qui. en lisant sur une colonne de l’atrium, l’inscription à la pointe PAQYiA, n’a plus douté qu’il ne fût dans la demeure d’une famille très-estimée à Pompéi et dont plusieurs membres avaient rempli des fonctions municipales. Or, cette demeure est une boulangerie ; elle s’est même successivement agrandie ; car un mur a été abattu et l’a mise en communication avec la maison voisine. Le pétrin, le four, cinq moulins, dont trois sont intacts, ne laissent aucun doute sur le genre d’industrie exercé par le propriétaire.
Dans la rue des Augnstales, au coin de gauche, au n"2o, une autre boulangerie se fait remarquer par la peinture qui a été placée au-dessus du four; celte peinture représente un magistrat en loge distribuant des pains.
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Une boulangerie plus grande a été fouillée, en 1866, par Fiorelli. C’est là qu’il a trouvé quatre-vingts pains, toute la fournée du jour, carbonisés dans le four où l’éruption du Vésuve les avait fait oublier; les esclaves, évidemment, avaient pris la fuite. Les cinq meules du pistrinum sont toutes ébréchées par l’usage.
Des tuyaux de plomb amenaient l’eau de l’aque-' duc de Pompéi dans un réservoir d’eau. Un tour aidait à passer directement les pains pétris et préparés à celui qui les enfournait.
On remarque, sur le trottoir qui est en face de la boulangerie, deux piliers coniques de lave tout neufs qui allaient remplacer les meules usées et ébréchées que je viens de citer.
Les boutiques de barbiers [ionslriim) sont plus difficiles à reconnaître, l’aménagement étant moins caractéristique. On en voit une ce-
i,i;s noiTiQUES de pompRi im [leiiclanl en prenant à gauche dans la rue de Mercure. Dès l’entrée, un banc offrait aux clients le loisir d’attendre leur tour. Au-dessus du banc, deux niches, ménagées dans l’épaisseur de la muraille, servaient à déposer les coiffures ou vêtements qui gênaient l’opération. • Les rochers taillés auxquels étaient adossées certaines maisons d’Athènes, sont percés de niches rectangulaires ou cintrées qui étaient comme de petites armoires. Les maisons et les chapelles de l’Orient ont conservé cet usage.
• Au centre de la boutique, un tabouret en maçonnerie était destiné au patient. Je ne parle ni | du rasoir court et arrondi, avec son manche, ni dos ciseaux, ni delà pince à épiler, ni du miroir à la main ; tout cela doit être étudié au musée de Naples.
y- Une pharmacie a été signalée'par une boite à drogues, des pilules, un vase de verre qui
contenait six litres (mesure italienne ) de baume. De même que le droguiste de la rue Stabia a été trahi par une certaine quantité de drogues noircies et de pâte décomposée. A droite, dans un atrium, est un triple fourneau avec 'trois chaudières établies à des niveaux différents. Une mosaïque squamée orne le prolhyrum. Les fouilles qui ont eu lieu le 12 juillet 1847, ont fait trouver deux statuettes de Jupiter, une d’Isis, une d’Hercule et une de l’Abondance, en bronze.
iÀ Les fabriques de savon offrent encore moins
d’intérêt. Des las de chaux excellente, sept bassins au niveau du sol, des débris de matière grasse que l’analyse a fait estimer du savon, furent observés dans les fouilles de 1 7 83 . Une autre fabrique, située dans la rue des Augustales, au coin d’une petite ruelle, est remarquable uniquement par son four construit en
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encorbellement, comme le trésor de Mycénes.
Le four me fait penser au potier dont la fabrique était située hors les murs, sur la voie des Tombeaux. Lui aussi avait un four et un four excellent, à reverbère, construit en pierres et en briques. La voûte du fourneau était plate, percée de petits trous pour laisser entrer la tiamme dans la partie supérieure du four proprement dit où les vases cuisaient. Dans les parois, des ouvertures étaient ménagées et des tuyaux de terre cuite permettaient d’activer ou de modérer la cuisson. Trente-quatre petites marnoites étaient encore dans le four, qui s’est malheureusement écroulé en 1 85 4.
Lorsque j’ai décrit la boutique de Noiiins Campanus, j'ai omis à dessein, parmi les objets qu’on y a trouvés, cent quatre couvercles de vases. 11 n’y avait que des couvercles ; les vases étaient restés en débris dans la boutique
située eu faee, qui était celle d’un potier ou d’un marchand de vases. Quand l’immense quantité de vapeur d’eau que vomissait de temps à autre le Vé.suve se condensait, de véritables torrents tombaient sur Pompéi et entraînaient les objets ainsi qu’une inondation. J’en ai cité jadis des preuves, en voici une nouvelle : l’eau a bouleversé la boutique du marchand deva.ses, renversé et brisé les vases eux-mémes ; mais comme les couvercles étaient à la fois plus résistants et plus propres à flotter, le courant les a entraînés dans la boutique de Nonius Campanus où ils ont été rejetés et entassés.
Je m’étais promis de ne point parler des march.inds d'huile. Cependant les fouilles de 1 85t2 ont découvert une boutique assez belle pour mériter une exception elle est située au coin de la rue de la Fontaine-du-Bœuf et donne .sur la rue de Stabia. Le comptoir est revêtu de
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marbre gris et de cipollin. Sur le devant, il y a une plaque ronde de serpentin et des rosaces. Sur l’appui du comptoir, le pied d’un vase de bronze est resté adhérent ; le vase lui-même a disparu. Huit jarres sont encastrées dans la maçonnerie du comptoir. La neuvième est dans l’angle, auprès d’une petite cave ou puits revêtu de ciment. C’était là qu’on conservait l’huile dans sa fraîcheur et qu’on la puisait, l^a même habitude s’est conservée dans l’Italie méridionale.
.^1.^ Quant aux tavernes proprement dites ou boutiques de marchands de vins, elles ont été trop souvent décrites pour qu’il soit utile d’y revenir. J’en citerai deux seulement, parce que le nom de leur propriétaire est connu. La plus vaste est celle de Fortunata, derrière la fontaine qui représente un aigle tenant un lièvre dans ses serres ; c’est le sujet figuré sur les monnaies
d’Agrigente. L’inscription qui mentionne Fortunata est sur le pilier extérieur ; le comptoir de maçonnerie est recouvert de marbre et, sur ce marbre, les tasses et les verres ont laissé une marque ronde, trace évidente de leurs pieds. Au fond de la boutique, deux petites chambres recevaient les consommateurs plus Jinportants. La taverne de Phœbus est à côté de la citerne publique; elle contenait, quand on l’a fouillée, une tirelire, un squelette d’homme et deux squelettes d’animaux. L’inscription, qui a fait connaître le nom de Phœbus, est ainsi conçue : a Phœbus et ses clients vous prient « d’élire duuravirs .M. Holconius Priscus et C. Gaulus Rufus. » Je puis citer encore Pérennius Nymphéroïs, le marchand de boissons chaudes. Les verres et les tasses ont laissé une marque sur le marbre du comptoir, dont leur pied protégeait la surface. Une tête d’en-
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fanl en marbre est engagée dans la maçonnerie d’une niche ; sans doute, c’était un fragment de statue brisée dans le récéht tremblement de terre et recueilli par Nymphéroïs. On a trouvé dans la boutique une lampe et un phallus de bronze avec des clochettes.
K Pompéi avait aussi ses auberges. Il y avait, comme dans l’Italie, l' albevgo nohile et l’auberge plus vulgaire, la locanda. L’auberge plus ri-
che était dans la ville, auprès de la porte d’Her-
culanum. Elle appartenait à Albinus, dont le nom, tracé en lettres noires, a été recueilli pendant les fouilles de 1770. On voit encore la pierre pour les cavaliers qui montaient sur leur cheval, le seuil abaissé pour Je passage des chars, la vaste cour avec cuisine et chambres de voyageurs, les deux cafés {thermopoles), l’un, intérieur, l’autre, voisin et cuinmiiniquant avec l’intérieur de l’auberge.
Il est de même encore dans nos villes de province. Dans l’écurie, on a recueilli des ossements de chevaux, des essieux, des débris de char. La cave a 35 mètres de largeur et trois soupiraux.
Sur la voie des Tombeaux, en dehors de la ville par consé ]uent, était une auberge moins élégante. Klle fait partie d'un long bâtiment avec un portique et des boutiques sous les arcades. Une fontaine et un abreuvoir indiquent un lieu de halte pour ceux qui entraient dans Pompéi et allaient au marché.
Les [laysans s’y arrêtaient volontiers, car on a trouvé le squelette d’un âne et les débris d’une petite charreite, un mors, divers comestibles. Le l)âtiment est couvert enterrasse; les chambres étaient au-dessus des boutiques.
Je terminorai en citant la petite auberge de l'Éléphant, découverte, en 1 861, à côté do la