I. Giomale degli Scari 1861, p. 11 à
tasselte de bois revêtue d’incrustations :
un collier composé d’amulettes de toule sorte , des épingles à cheveux en os , un fuseau , quatre flacons à parfums en verre. Une lampe de terre cuite , portant l’image d’un dauphin, était auprès d’elle et l’avait éclairée dans sa fuite. L’écroulement des parties supérieures du portique ou de la maison la fit périr.
Enfin , dans les derniers mois de l’année 1869, on déblayait une maison située au delà de la rue de Stables, et où le nom de l’esclave Thrason est tracé sur le stuc plusieurs fois, en grec, avec la pointe d’un couteau. Au fond du petit jardin de cette maison, au premier étage du gynécée, on a découvert onze cadavres, qu’on a essayé en vain de mouler ; les débris des coustructious et les racines d’arbres mêlées
LES VICTIMES
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aux ossements ont morcelé et fait tomber f le plâtre versé dans cette immense cavité, ] I On a recueilli des boucles d’oreilles, quel- ;
ques bijoux, une longue chaîne d’or qui | i
ressemble pour la façon aux chaînes élrus-l '
ques, sept cents monnaies d’or et d’argent.
Les habitants de la maison s’étaient tous ;
réfugiés, avec ce qu’ils avaient de plus '
précieux, ‘dans cet appartement élevé ; ils s y*. ! croyaient à l’abri des matières volcaniques ([ui remplissaient peu à peu le rez-dechaussée; ils attendaient la fin de cette terrible épreuve. Une oscillation plus violente du sol a probablement fait écrouler le haut de la maison et la toiture ; ils ont été écrasés.
La seconde cause de mort fut la réclusion forcée ou volontaire. J’appelle réclusion forcée, celle des vieidards inlirmes, par
exemple, ou des malades* abandonnés dans leur lit , celle des prisonniers ou des esclaves enchaînés par leurs maîtres. Dans l’impossibilité de fuir, oubliés par les vivants , éperdus eux-mêmes , ils furent soit étouffés par les matières qui obstruaient les portes et les fenêtres , soit noyés par les eaux qui s’inültraient dans les caveaux et les souterrains, soit condamnés à mourir de faim. C’est ainsi peut-être que deux squelettes trouvés dans l’amphithéâtre sont ceux de deux gladiateurs captifs. Il n’y a point de doute pour ceux qu’on a trouvés à la caserne des gladiateurs, dans la prison même, à côté des ceps de fer qu’on a recueillis dans la chambre, et dont ils étaient parvenus à se dégager’. Deux squelettes de pri-
I . Pompeianarum antiquitatum historia, t. I, p. I 9 7. Ces ceps sont aujourd'hui au musée de Naples.
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soniiiers qu’on a découverts dans la prison voisine du forum, avaient encore les os des jambes pris dans les entraves fixes auxquelles les assujettissait une traverse de fer Les chevaux dans leurs écuries, les chiens attachés dans leurs niches, périrent de même. On a retrouvé très-peu de squelettes de chevaux , sans doute parce que les chevaux ont aidé leurs possesseurs à s’éloigner plus vite du fléau. Dans. Tauberge de la voie des Tombeaux, des ossements de cheval ont été reconnus auprès d’un mors et d’un reste de char. Il ne faut oublier non plus ni les tortues, qui se promenaient librement dans leij jardins, ni les poulets familiers , ni la chèvre qui avait sauté dans un four ouvert , et