‹ Le drame du Vésuve par m. BeuléChapitre 20 sur 34 · Jaanscn, Musée de Lcyde, p. 134, pl. II, III et IV · texte numérisé non relu

Jaanscn, Musée de Lcyde, p. 134, pl. II, III et IV

pas très-clairement indiqués, il n’en est pas de même des vases que vend le chaudronnier, son voisin. On reconnaît les vases de cuivre qui remplissent le musée de Naples et que les fouilles découvrent dans toutes les maisons de Pompéi. Ces vases sont posés à terre, sur la place publique : le marchand en prend un et le frappe avec une baguette pour montrer à un acheteur, qui lient par la main un enfant, combien le métal est sonore, bien battu, exempt de fissure. Les Arabes ne s’y prennent point autrement pour acheter ou vendre leurs vases de métal, qui ressemblent encore singulièrement aux vases antiques et par leur forme et par leur destination.

C’est encore en Orient que nous reportent le boulanger, assis à la turque sur son comptoir, et le marchand de boissons chaudes, dont la marmite bout en plein air sur un hrazero.

MO OOMMEllCE D'AIMIÈS LES PEINTURES 309

tandis qu’il y plonge le vase qu’un acheteur prend avec précaution au bout d’une longue pince. Les peintures de Pompéi et d’Herculanum ont plusieurs fois reproduit le sujet du

boulanger avec ses variantes : la plus intéres-

santé est celle qui nous fait voir le marchand assis, comme je le disais tout à l’heure, au milieu de tous ses pains Les pains sont ronds, divisés par dix rayons en dix côtés qui se séparent aisément sous la main : tels sont encore exactement aujourd’hui les pains qu’on fait à Naples et dans le sud de l’Italie. M. Fiorclli a trouvé dans un four de Pompéi, il y a quelques années, quatre-vingts pains carbonisés qui ne diffèrent en rien de ceux que je viens de décrire.

Enfin, pour compléter ce tableau du mar-

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