Sénèque, Epist. xv
même soin la presse, avec ses deux montants, ses deux énormes vis, qu’on tournait à l’aide de poignées pour aplatir l’étoffe sous les plaiiehes qui leur donnaient l’apprêt nécessaire.
Enfin, le séchoir est figuré par de longues tringles suspendues au plafond par des câbles. Des linges y sont étendus ; un esclave remet à une jeune femme une étoffe dépliée, tandis que la femme du foulon en prend note sur ses tablettes.
J’ai visité avec une curiosité particulière la maison dePompéi où ces peintures avaient été recueillies. J’y ai compté dans une cour vingtdeux bassins construits en maçonnerie, à des niveaux différents, de façon que l’eau pùt passer de l’un dans l’autre. Par devant, des bancs devaient recevoir les étoffes. A l’autre extrémité de la cour, sept cuves plus petites servaient à fouler. La chambre de dépôt, avec
?I4 LE DRAME DU VlîiSUVE
les Iraces des rayons, c’est-à-dire des planches apposées en guise de rayons, où les four*neaux, le séchoir sont encore reconnaissables. Dans d’autres ateliers de foulon, j’ai vu des feuilles de plomb très-épaisses revêtant l’intérieur des cuves construites en ciment'. Quelquefois aussi on trouve des jarres pleines d’une terre grasse, qui doit être cette terre de cirnole (craie marneuse ) dont parle Pline, et qui contribuait à blanchir les étoffes autant que les fumigations de soufre ou • l’urine recueillie dans des vases placés, à cet effet, au coin des rues
Les menuisiers figurent aussi parmi les sujets traités par les décorateurs de Pompéi. On les voit célébrant les fêles de Dédale ; Dédale