Àd ursum pileatum
2. Àd malum Arabicum. C’était la pauvre maison où logeaient les Flaviens avant d’arriver à l’empire.
3. Ad gallinas albas. C'était une station ou auberge au septième mille, près du Tibre; la vil’a de Livie était voisine.
L’aspect des boutiques de Pompéi est triste et nu aujourd’hui. Les murs dépouillés, les clôtures enlevées, les supports et armoires disparus sans laisser de traces, déroulent l’imagination. Tout paraît petit, surtout avec un soleil qui met tout en lumière ; les lézards qui se glissent vivement entre les pierres et les mouches qui bourdonnent au milieu d’un silenoe de mort, éloignent toute idée de commerce, de richesse, d’animation. Une élude attentive et quelques efforts d’esprit ne tardent pas à opérer dans le cerveau du visiteur l’œuvre de reconstruction.
Ce banc d’abord, qui est sur le devant de beaucoup de boutiques, est la place de l’étalage. Les marchands, avec des planches et des appareils qui étaient dans le genre des nôtres, y exposaient leurs plus béaux échantillons. Les rainures et les traces des gonds dans le seuil
LES BOUTIQUES ‘DE POMPEl 341
expliquènt le système de fermeture et d’ouverture. Ici était la réserve ou salle de dépôt; par cet escalier, on montait à la chambre où dormait la famille . Les boutiques d’huile , de vin de boissons chaudes, se reconnaissent à leurs vases, fourneaux, comptoirs, ornés de marbre. Les cafés, où l’on vendait le vin cuit, le vin aromatisé, l’hydromel, le salep, attirent surtout le regard des visiteurs. On leur montre même les peintures assez grossières d’un de ces cafés, où des soldats trinquent avec des verres semblables à ceux que contient par centaines le musée de Naples et dont la forme rappelle nos verres à bière, sauf le renflement qui donne plus de prise aux doigts.
Les boutiques destinées à d’autres industries déroutent davantage le visiteur, parce qu’elles