Popinœ, Tabernæ vinariœ
n’onl conservé le plus souvent que leurs murs dans un état parfait de nudité. Il faut un peu de réflexion pour concevoir que même aujourd’hui, dans le midi de l’Europe, l’ameublement des magasins est plus que simple . Un comptoir de bois, une chaise et un escabeau en font les frais. Les denrées délicates, les drogues, les couleurs sont dans des vases de terre cuite ou de verre. Le pain, la viande, la charcuterie sont fixés par des crochets à de petites planches mobiles qu’on suspend le matin en dehors de la boutique et qu’on relire le soir. Les paniers, les corbeilles de jonc tressé^ jouent aussi un grand rôle dans les boutiques de Naples. Tout cela a dû exister à Pompéi, mais a été condamné, par la matière même, à périr promptement sans laisser de traces.
Les industries de luxe avaient des coffres, des armoires où l’on serrait les étoffes, les mé-