‹ Le drame maçonnique (volume 2)Chapitre 3 sur 66 · AVERTISSEMENTS INUTILES DES PAPES · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENTS INUTILES DES PAPES

Presque seuls, les Papes firent tous preuve de clairvoyance, en signalant la Franc-Maçonnerie comme une entreprise de haine et comme un organisme de destruction.

Malheureusement, ils ne fournirent jamais d'indications sur les puissances humaines pour le compte

desquelles cette association travaille. Et, pourtant il y en a. Ils la montrèrent comme étant, puremeni et simplement, une Société d'esprit satanique.

Ce n'était pas assez pour qu'en un temps comme celui-ci une lutte sérieuse fût entreprise méthodiquement contre elle. En effet, une telle conception d( la question pouvait bien être acceptée par certains Mais elle devait forcément être repoussée par d'autres.

C'est ce qui explique que, jusqu'en ces dernières années, quelques catholiques croyants et pratiquants furent à peu près les seuls antimaçons.

Il arriva même un moment où les plus ardents parmi eux se montrèrent oublieux des avertissements de leurs pontifes et se détournèrent de la questior maçonnique. Ce fut après l'affaire Léo Taxil.

Au moment où celle-ci fut organisée, les chefs secrets de la secte se sentaient en situation de pousseï la Maçonnerie au pouvoir ; ils avaient résolu de s'emparer, par elle, du gouvernement de la France. Ils crurent utile d'épaissir tout d'abord autour d'eux par le mensonge, l'obscurité qui devait leur permettre d'exécuter leur envahissement en toute sécurité C'est dans ce but qu'ils imaginèrent l'immense mystification que l'on sait. Les catholiques s'y laissèrent prendre. Ils écoutèrent les histoires à dormir deboul que Taxil leur racontait, sans les appuyer sur aucun raisonnement. Bien peu nombreux furent, même parmi les antimaçons plus éclairés d'aujourd'hui ceux qui ne tombèrent pas dans le piège. Les ecclésiastiques furent les plus complètement mystifiés

Il fallut les cyniques déclarations de Taxil lui-même pour les arracher à leurs illusions. Lorsque l'évidence devint enfin écrasante, l'antimaçonnisme catholique perdit pied. Il se sentit comme noyé sous le ridicule dont il venait de se laisser couvrir. Il y eut alors quelques années pendant lesquelles presque personne n'osa plus s'occuper de la question maçonnique. C'était précisément ce que voulaient les chefs mystérieux de la secte.

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