‹ Le drame musicalChapitre 11 sur 34 · PRÉFACE DE LÀ PREMIÈRE ÉDITION XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LÀ PREMIÈRE ÉDITION XIX

Car elle n'a qu'une crainte, c'est que la musique de l'avenir devienne jamais celle du présent, ce qui pourrait advenir un beau matin, puisqu'on est assez imprudent pour en jouer parfois aux Concerts populaires, et même, Dieu lui pardonne ! au Conservatoire! Heureusement, l'incorruptible critique tient bonne garde, armée de tous les principes du grand opéra. Elle est née dans ses alentours, elle vit dans ses coulisses, le traite en fils prodigue, voile charitablement ses infirmités de son style brodé, et l'habille pompeusement de ses préceptes solennels. Que signifientces nouveautés audacieuses qui pourraient compromettre le fils de la maison, et, ce qui est plus grave, déranger le précepteur dans son règne majestueux? De là, des accès de bile et des indignations périodiques on ne peut plus divertissants chaque fois que le nom de Richard Wagner surgit à l'horizon. — Il est parmi nous, je me hâte de le dire, une autre critique encore, droite et large, sérieuse, ouverte, amie de tout progrès, ne jugeant qu'en pleine connaissance de cause et après mûr examen. Si cet essai peut lui donner des éclaircissements sur un sujet qui

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