A M. CHARLES LAMOUREUX
Il y a quelques années, vous me disiez : « Je vous dois d'avoir compris la pensée maîtresse et le côté poétique dans l'œuvre de Richard Wagner. » A cette époque, vous dirigiez de longs fragments des drames du maître devant un public encore peu initié, mais attentif et frémissant. Vous le faisiez avec toute l'ardeur d'un néophyte, avec l'intelligence d'un musicien consommé et le courage d'un bon lutteur. Votre parole d'alors me revient, au moment de publier )a troisième édition du Drame musical, et j'éprouve, je l'avoue, quelque fierté à m'en souvenir. Car vous êtes un de ceux qui ont pris une part décisive dans le triomphe de l'ceuvre wagnérienne en France. Veuillez donc accepter la dédicace de ce livre, en mémoire d'une lutte où j'eus l'honneur de vous avoir pour compagnon et en l'espérance des victoires futures de l'Art libérateifr en notre pays.