LE ROI DE LA FEVE
Air : Z>â Garde royale est là !
Vous m'offre/ le rang suprême ; Non vraiment , c'est trop risquer ; Bientôt, las du diadème, Il me fauilrail abdiquer. (6it) Quoique tl'humeur ilcbonnaii-e. J'userais de mon pouvoir; Aussitôt, maint pamphlétaire Me traiterait d'éteignoir.
Non, ma foc,
Non , ma loi.
Je ne veux pas être roi.
Je voudrais dans mon Empire y
Que , respectant la raison.
Un grimaud ne put niédirc
Pour vingt francs par livraison. [Lis)
Je le prierais de Si* taire ;
Mais, en rusé charlatan >
Il crierait a l'arbitraire ,
Au despotisme, au tyran!
How f ma loi ,
Non, ma fui , Je ne veux pas être roi.
Pour le bien de mon service »
Je ne souffrirais jamais Qu'oa insultât la justice Au milieu Je sou palais. (^Ifùy.
Cependant , d'un air capable , Un moderne homme d'Etat, Prouverait que le coupable Doit juger le ma»istrat.
Non , ma foi,
Non , ma foi .
Je ne veux pas être roi.
Chez moi , malgré sa naissance , i.e premier baron chrétien Obtieiulrait crédit , puissance , Comme l'heureux plébéien, {bis) Marchand , bourgeois , gentilhomme, Se loueraient de ma bonté ; Mais on dirait : Le pauvie homme N'aime pas l'égalité.
Non , ma foi ,
Non , ma foi , Je ne veux pa^ être roi.
Da[nS toute ville un peu grande.
On trouverait un pasteur, Qui, sans dîme, Sfins offrande, Prierait Dieu pour le pécheur, (àis) A sa voix évangélique La douleur se calmerait ; Mais l^iom de fanatique Tôt ou tard me resterait.
N Non , ma foi ,
Non, ma foi , Je ne veux pas être roi.
Parmi les soldats fidèles, Je prendrais mes défenseurs; . .; , . A leurs palmes immortelles i .n . f
Je joindrais d'autres honneurs, (bis) Vams efforts, peine inutile!
Je n'aurais que. des manchots ; Car ce n'est qu'au champ d'asile Que l'on trouve des héros.
Non , ma foi',
Non , ma foi.
Je ne veux pas être roi.
■nz IVlARGITERir;
De la Garde royale , de rordonnaîice du 2 août i 8 1 8^ du classement ordonné par le ministre de la guerre dans les régimens de la Garde,
PAR UN OFFICIER DE LA GARDE ROYALE. ( Suite et fin de l'article. )
Pour obvier aux conséquences funestes que nous avons indiquées, pourquoi n'accorderait-on pas aux officiers récemment nommés dans la Garde , les privilèges dont jouissaient ceux qui les y oht précédés? par ce moyen , on conserverait dans ce corps tous les officiers qui y sont depuis sa formation (avantage inappréciable pour la légitimité), et on lui rendrait l'harmonie qui y a toujours régné, et qui sans cela eiï/est bannie pour jamais (1).
Le but auquel parait tendre cet article de l'ordonnance du 2 août , est de ne pas augmenter te nombre des chefs d'escadron ou de bataillon; mais lors même qu'en faisant jouir les capitaines qui se-r ront par la suite nommés dans la Garde , de l'avantage d'oblenir le brevet supérieur au bout de quatie ans de service, on eût augmenté le nornbre des chefs de bataillon ou d'escadron de Tarmée : cette augmentation n'eût tout au plus été que dans la proportion cl'i/72 sur cent; et quels avantages ne compenseraient
(i) J'aurais pu parler aussi de la différence qui va exister dans les épaulettes. Le capitaine nommé à ce gracie dans la Garde, depuis le lomars, ne portera pas les mêmes marques <li«*inctives que le capitaine nommé avant le jo mars. L'un portera les épaulettes de capitaine, l'autre celles de chef de bataillon... Quelle bi<iarrure! car il en sera de même pour tous les grades ; et qu'en penseront les soldats?