‹ Le drapeau blancChapitre 33 sur 61 · ECOLES CHRÉTIENNES · texte numérisé non relu

ECOLES CHRÉTIENNES

• L'expéïitence' (le tous les siècles et les annales du monde civilisé nous apprennent que le premier mobile et la matière essentielle des révolutions politiques , et du bouleversement des Etats, des monarchies surtout, c'est le peuple : il est trop souvent l'instrument, et toujours la victime des plans rél'ôrm.'iteurs que les ennemis du repos public forment pour son prétendu bonheur, qu'ils proclament en son nom , et qu'ils exécutent par la force de son. bras. Tant que cette force purement matérielle et physique se trouve contenue et maîtrisée par la force morale de l'habitude, deia religion et des lois, le Monarque règne en paix , les sujets sont heureux ,' et le Gouvernement est tranquille.. Mais si des honi-J mes turbulens et novateurs veulent, par esprit dé système ou de vengeance , opérer quelques grandes commotions politiques , et substituer le désordre à l'ordre établi dans l'Etat , ils s'attachent , dès-lors , à détruire l'empire de la religion et des mœurs dan^ l'esprit du peuple , et à lui présenter sans cesse le tableau de sa puissance physique , de ses bras innombrables, et de ses droits exagérés.

De' là vient cet axiome mémorable des jacobins du premier âge de la révolution française, transmis par eux aux libéraux du second âge , et, par droit d'héritage , aux indépendans du nôtre , à qui la Minerve du paganisme prête aujourd'hui son nom, sa sagesse et son égide : Les grands iw sont grands ^ue parce que nous sommes à genoux ; hi^ons nous.

De là vient cet apophtegme du plus forcené des ora*

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