HISTOIRE DÉ JACQUES II
Tirée des Mémoires écrits de sa propre main (i).
Inexplicable bizarrerie de l'esprit humain ! Pourquoi l'expénence, principale source de sagesse pour rhomme livré à ses réflexions solitaires , est-elle eniièrement perdue pour toute réunion diiommessous la forme de société? Ni les leçons éclatantes offertes par l'histoire de tous les siècles , ni même les maux qu'aurait soufferts une génération qui viendrait à peine de s'écouler , n'empêchent lesiiations de commettre les mêmes fautes qui ont perdu leurs voisins , et qui ont failli les perdre elles-mêmes! S'il n'en était pas ainsi, combien le Gouvernement n'aurait-il pas aujourd'hui de motifs pour s'arrêter sur le bord de l'abîme dans lequel, un peu plus tard, sa chute serait inévitable? S'il n'en était pas ainsi, combien ce même Gouvernement n'aurait-il pas de grâces à rendre à la Providence, pour lui avoir présenté, dans le sort des Stuarts , l'exemple frappant de celui que les Bourbons ont déjà une fois éprouvé , et de celui
(i) Vie de. Jacques 11^ roi d'Angleterre, d'après les Mémoires écrits de sa propre main , à laquelle on a joint les Conseils du roi à son fils , et le Testament de Sa Majesté; publié sur les Mémoires originaux de la famille de Stuart, déposés au palais de Carlton , par le révérend J. S. Clarke , bachelier es lois , membre de la Société royale , historiographe du roi , chapelain do sa maison et bibliothécaire du Prince régent; traduite de l'anglais par Jean Cohen, ancien censeur royal; 4vol. in-8' accompagnés d'une table analytique , ornés d'un beau portrait , prix , 24 fr. ; franc déport, 3o fr. — Chez Arthus Bertrand, libraire, rue Haute- Feuille , n° 23 ;
Et chez J, G. Denttj^ rue des Pôtits-Augustii^s, n» 5.