QUELQUES APPRECIATIONS
Lorsque le drapeau fleurdelisé, plus haut décrit, a paru dans la procession de la fête nationale, à Québec, en 1902, il a été applaudi ; et lorsqu'il se déploya sur la terrasse Frontenac, ce cri s'échappa d'un groupe : That is the trueflag of French-Canadians !
Le Morning Chronicle, d'Halifax, se basant sur l'histoire, se déclare hautement en faveur du nouveau drapeau : a The fleur de lis would be as ivelcome in any province of the Dominion as the irish harp or the crosses of St- George and St- Andrew"
Nous avons consulté 200 notables, dont 100 prêtres et 100 laïcs, des diverses parties de la province : personnalités dont l'opinion nous était préalablement inconnue. 82 sur ce nom- . bre, soit 40 prêtres et 42 laïcs, n'ont pas donné de réponse par écrit; plusieurs d'entre-eux nous ont dit, à l'occasion : " Nous n'avons pas répondu, parce que nous avons craint la publicité. "
Sur
les 118
qui ont répondu :
3 se sont déclarés indifférents,
pour le statu quo,
incompétents,
tricoloristes,
pour drapeau du Sacré-Cœur,
pour le susdit fleurdelisé.
Nous avons consulté spécialement 43 personnes relativement à l'écusson, à mettre, ou non, sur le drapeau : 41 sur 43 ont répondu affirmativement.
Nous tenions à l'opinion de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, Société qui compte au nombre de ses membres M. Joiion des Longrais, l'homme le plus renseigné sur tout ce qui concerne Jacques Cartier.
Un journal de Rennes, mars 1903, écrit, en "compte-rendu" de la dernière réunion de cette Société : "Venant au drapeau exhibé lors de la grande manifestation du 24 juin, 1902, par une Société canadienne du canton de Chambly, on ne comprend pas les critiques des Franco-Canadiens à propos d'un drapeau fleurdelisé sur le modèle des drapeaux de François 1er. On ne trouve rien à redire sur cet énoncé. Le drapeau fleurdelisé est absolument dans la vérité historique. Les lis étaient les armes de France sur un fond dont la couleur a varié. Jacques Cartier qui avait été à la cour et avait pu voir à Saint-Malo même défiler François 1er et sa suite brillante, connaissait trop bien les armes du roi pour ne pas mettre les lys sur l'azur".
A la suite des articles que nous avons publiés dans la Patrie et dans le Soleil, un Canadien français, bon patriote, et dont les opinions pèsent dans la balance, nous écrivait : "Vos articles sur le drape iu national et sur le
drapeau du Sacré-Cœur ont porté la convie^ tion en haut lieu.. ...Vous avez exprimé avec concision, justesse et clarté, la pensée de bien des gens sensés de mes connaissances*"