‹ Le Drapeau canadien-françaisChapitre 16 sur 16 · POST=SCRIPTUM · texte numérisé non relu

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Nous mettons la main, à la dernière heure, sur des documents relatifs au castor, documents qui marquent de plus en plus tout ce que cet emblème a d'antique et de national pour les Canadiens-français.

Nous avons été surpris, p. 24, de voir figurer un castor dans la médaille cornmémorative de la défense de Québec en 1690 ; sachons que dès 1673, dix-sept ans auparavant, M. de Frontenac proposait au ministre de Louis XIV de faire entrer le castor dans les armes de la ville de Québec ! C'est M. l'abbé Verreau qui l'affirme, et après lui M. Suite, page 13, dt Fête nationale, de J-B. Chouinard. Le ministre trouva donc bonne la suggestion de M. de Frontenac et la réalisa en partie dans la médaille souvenir de 1690. Le projet de M. de Frontenac n'était pas une innovation ; il savait qu'en faisant entrer le castor dans les armes de Québec, il entrait dans les sentimeuts du peuple.

Nous avons sous les yeux un volume

relié de VHistoire de la Nouvelle-France du

li. P. Charlevoix, édition, de 1744. La cou-

. vertu re porte huit fleurs de lys d'or. La

première page est enrichie d'une vignette qui représente deux superbes castors, auprès d'une ruche. C'est un nouvel écho de la tradition.

Les directeurs de la Canada Bank, 1792, crurent qu'ils feraient bien de mettre un castor sur leurs billets.

Mr Viger, vers 1815 mettait le castor dans un écusson privé, et, "avant 1830 dit M. Suite, après M. Verreau, il le faisait mettre dans les armes de la ville de Montréal." Le castor paraît également dans les armes de la cité de Québec (Médaillier du D. Leroux, p. 73.)

Faut-il maintenant s'étonner si le castor est passé dans les armes de nos sociétés nationales ?

Faut-il s'étonner s'il est de bonne et agréable venue dans toutes les paroisses ?

Faut-il s'étonner si dans la grande démonstration de 1902, il a reçu, dans un médaillon spécial, la place prédominante ?

Il e^t donc vrai de dire que cet emblème tient à l'esprit, au cœur et à la race, chez nous.

Imagine-t-on, après cela un, banissement quelconque !

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