‹ Le drapeau de Carillon: drame historique en trois actes et deux tableauxChapitre 9 sur 31 · LES SOLDATS · texte numérisé non relu

LES SOLDATS

Oui, oui. . . .

BLANCHE, impatientée

Eh bien ! cherchez. . , .

ALICE

Oui, cherchez, mais vous ne trouverez paa

LE SERGENT

Prenez garde, mesdemoiselles, cacher un ennemi serait un acte bien grave dont vous ne mesurez pas toute la pprtée ; si vous m y obligez, je vais faire une perquisition dans toute la maison, et si. . MURRAY, (il frappe à la porte)

Ouvrez, je vous prie.

BLANCHE

Mon Dieu! que veut-il faire? (Elle ouvre et Murray sort.)

MURRAT

Cessez vos perquisitions. . . .Je suis votre prisonnier .... Merci, mesdemoiselles, de votre dévouement. . . .

BLANCHE

Mais que fait donc notre përe ? Où est le capitaine de Sérigny ?

LE SERGENT, s^ arrêtant

Le capitaine de Sérigny ?

ALICE

Le voilà.

DE SÉRIGNY, entrant avec Dumas

Mais que vois-je ?. . . .Murray ?. . . .

MURRAY

De Sérigny?. .. .

DE SERIGNY

Mais que signifie ceci ?

MURRAY

C'est bien simple. J'ai voulu comme vous voir ces demoiselles avant les événements qui se préparent. ... Je ne croyais pas vos gens si proches. . . . J'ai été surpris et attaqué, au moment où j'entrais dans la maison. ... Je n'avais pas d'armes, je n'ai pu me défendre. . . .

DE SÉRIGNY

Et j'arrive juste à temps pour vous délivrer. . . Sergent, retirez-vous, je prends tout sur moi. • . •

30 l,E DRAPEAU DE CARILLON

LE SRRGBNT, sc Titirant

Très bien, capitaine (Il sort avec ses

hommes,)

MURRAY

Merci, mon ami.

BLANCHE

Oui. . . . merci !

DE SBRIGNY

C'est le moins que je pouvais faire pour cet imprudent qui m'a sauvé la vie.

MURRAY

Allons donc ! Il serait intéressant de chercher lequel des deux est le plus imprudent.

ALICE

Dites donc : le plus brave. . . . Evidemment il y a de l'honneur et de l'héroïsme dans les deux camps ....

BLANCHE

Preuve : Wolfe et Montcalm.

MURRAY

Wolfe et Montcalm ! Deux héros dignes l'un de l'autre et des deux grandes nations qu'ils représentaient.

Dignes d'avoir pour tombeau cet immortel plateau des plaines d'Abraham qu'on dirait taillé par la nature pour être le théâtre d'héroïques épopées, où sur leurs cendres réunies la postérité

élèvera, peut-être, un jour, un monument commun qui les unira dans la même immortalité.

FRANÇOIS, entrant Monsieur Clavet demande si monsieur veut bien le recevoir.

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