LES MÊMES, DUMAS, CLAVET DUMAS
Qu'il entre. {Clavet entre.) Mon cher Clavet, vous connaissez ces messieurs ?. . . .Le capitaine de Sérigny et le capitaine Murray.
CLAVET, grimaçant
Oui, le capitaine de Sérigny surtout.... (Il regarde les deux officiers.) Etrange rencontre ! à ce moment !
DE SÉRIGNY
Facile à expliquer, monsieur.
CLAVET
Oui, je crois comprendre C'est assez romanesque !
Que voulez-vous, mon cher monsieur Clavet, il nous faut, à nous soldats, un peu de roman pour nous aider à aimer une vie si pleine de privations, de. dangers et de souftrances. «
CL A VET
Oui, autrefois, au moyen âge, les chevaliers avant de combattre, allaient déposer leurs hommages aux pieds de leurs belles, . • •
ALICE
On savait aimer alors !
DE SKRiGNY, ironiquement
Oui, naais on savait moins bien faire les af- . faires.
CLAVET
Ce n'est pas pour moi que vous dites cela î
DE SBRiGNY, riant Non, c'est pour le capitaine Murray.
MURRAY, souriant
Ah ! par exemple !. . . .
DUMAS, inquiet
Mon cher Clavet, nous avons à parler d'affaires. ... voulez- vous que nous passions dans mon cabinet. . . • ?
CLAVET
Oui. Je ne vous dis pas adieu, M. de Sérigny, mais bien au revoir. {Il salue froidement et se retire avec Dumas.)