SCENE NEUVIEME
LES MÊMES, U X LIEUTENANT FRANÇAIS et quelques
soldats français, entrant.
LE LIEUTENANT
Capitaine de Sérigny, je vous arrête au nom du Koi. . . (De Sérigny met la main à son épée.)
LE LIEUTENANT
Capitaine, votre épée.
DE SÉRIGNY
Jamais !
MURRAY
C’est odieux ! mais obéissez.
ALTCE
Vous êtes assez fort pour supporter cette humiliation. Obéissez. Mon amour grandira avec votre malheur; je ne doute pas de votre loyauté, de votre honneur. Dieu ne peut permettre une telle infamie; il peut faire de vous un martyr du patriotisme, il ne voudra pas que vous soyez cou damné comme un infâme. . .
DE SERIGNY
Merci... Fort de votre confiance et de mon honneur, je défie la haine de mes ennemis et je sors d’ici, la tête haute, car je suis innocent. . . Mais vous, Clavet. . . le poids de vos crimes et de vos turpitudes vous forcera bientôt à baisser un front trop habitué à la honte. . . Je me soumets.... Quant à mon épée. . . (Il fait mine de la briser.')
murray, vivement
Que faites- vous ? . . .
DE SERIGNY
(Il s'adresse au lieutenant.) Je voulais la briser et lui en jeter (il montre Clavet ) les morceaux à la figure avec tout mon mépris; mais non. . . je vous la rends cette épée que j’aime tant et que j’ai toujours respectée, je vous la rends aussi pure, aussi immaculée qu’elle était lorsque je la reçus des mains de Montcalm pour défendre ma patrie. Mais on me la rendra bientôt, et mes accusateurs seront confondus. ( S'adressant au lieutenant) Eh bien! Partons.
alice (se jetant à son cou )
Mon! Mon! C’est impossible.
de sérigny
Courage, ma chère Alice.
LE LIEUTENANT
Eu avant! (Ils sortent.)
tableau