‹ Le drapeau de la France: essai historiqueChapitre 10 sur 65 · Cf. Rey, t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. Rey, t. I, p

3. Cf. Du Cange, Dissert, citée, p. 75, col. 2 , Rey, t. I, p. 344, 315. Il y avait encore un porte-oriflamme sous Charles VII, et on' a la preuve que Louis XI leva une fois la bannière.

Dans un inventaire du trésor de Saint-Denis, fait en 1 504) sous le règne et par Tordre de Louis XII, V oriflamme fait assez piteuse mine, et paraît bien abandonnée, même des moines ses gardiens.

Voici en quels termes il en est fait mention : « Contre le pilier du^ coing du costé senestre, un estendart de sandal fort caduque, enveloppé autour d'un baston couvert de cuivre doré, ung fer longuet, agu au bout d'en haut, que les relligieux disoient estre Voriflambe\ » En 1594, l'oubli et l'abandon sont plus grands encore, s'il est vrai qu'en cette année Dom Félîbien en ait vu l'étoffe à demi mangée par les mites ^

4. Daniel, à qui j'emprunte cette note, ajoute: « C'est celui doîit parle encore Doublet dans VHistoire de Vabbaye de Saint" Denis, où il dit qu'en Tinvenlaire du trésor de cette église, fait par les commissaires de la chambre des comptes en Tan 4534, il est encore parlé de Foriflamme en ces termes : « Etendart d'un cendal fort épais, fendu par le milieu en façon d'un gonfanon fort caduque, enveloppé autour d'un bâlon couvert d'un cuivre doré et un fer long et aigu au bout. » Et le même auteur (Doublet) ajoute qu'il a vu cet etendart encore après la réduction de Paris sous Henri IV. Histoire de la milice françoi^ej t. I, p. 500.

â. Rey, 1. 1, p. 3! 5. M* Hey renvoie à Félibien, 1. VI, p. 335. Le livre VI ne comprend pas la page 335, et à la page 335

Cependant roriflamme de saint Denis avait, dans la pratique, depuis longtemps cessé d'être Tétendard suprême des armées françaises, qu'il conservait encore, en théorie, son rang élevé et sa haute renommée. « Les Français, s'écrie un poëte latin, au milieu du xvf siècle, en des vers qui, à la vérité, ont trait à Philippe de Valois, les Français ont leur oriflamme qui, jetant ses feux, terrasse leurs ennemis et les met en fuite*. » Et

(liv. Vil) je n'ai rien trouvé. Néanmoins je crois le fait exact. Il y a là une citation égarée, fait'trop fréquent chez M. Rey, et qui diminue malheureusement le mérite d'un ouvrage où, à défaut d'une critique rigoureuse, il y a beaucoup de travail, beaucoup

. de matériaux, et un très-estimable et très-honorable sentiment d^amour pour le glorieux passé de la France. Le même fait est cité entre guillemets comme emprunté à Félibien dans le volume de la collection de VHistoire générale de Paris^ intitulé Paris et ses historiens aux xiv® et xv® siècles^ p. 259. Je ne dirai pas qu'ici la citation soit inexacte, car il n'y a pas de renvoi du tout. La table analytique de Félibien au mot oriflanuHe renvoie à deux endrojts où je n'ai pas trouvé le fait en question. Si souvent, dans cette esquisse nécessairement rapide, je ne puis citer

p les documents de première main, le lecteur en voit en partie la cause. Les vérifications de texte seules, en un pareil sujet, demanderaient des mois de travail.

1. Atque sua est Gallîs quae proferit et fugat hostes Ejaculans ignés aurea fiamma suos.

De lege salica et virile Francorum regno et imperio carmen

il serait difficile de ne pas reconnaître quelque parenté avec roriflammeà l'un des étendards qui furent portés aux funérailles de Henri IV, et que Ton trouve ainsi décrit dans André Fawn : « Le grand estendard sainct Denis Aeropagite^ apostre de la France, de double satin cramoisy rouge, semé de flammes d'or en riche broderie, sainct Denis revestu à l'antique (suivant la vérité) tout

de blanc, portant son crâne entre ses mains \ » ^ La levée de l'oriflamme, au temps où cet étendard était en usage, donnait lieu à une cérémonie que Raoul de Presles, s' adressant au roi Charles V, décrit ainsi d'une façon sommaire " : « Et si portez seul roy et singulièrement l'ori-. flamme en bataille, c'est assavoir ung glaive tout doré où est atachie une banière vermeille, laquelle

legiacum .Philippi Valesii quondam Francorum régis inviclissimi statuae equestri impositum. Collection de V Histoire générale de Paris, Parti et ses historiens aux xiv® et xv® si^c/^5,par Le Roux deLincy etL.-M. Tisserand. I*aris, Imprim. impériale, 4867, in-fol., p. 250.

21. Le Théâtre d'honneur et de clievalerie^ etc., par André Favyn... Paris, Robert Fouet, MDCXX, in-4% 2 vol., l. X, ch. v, p. 1866.

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