PR
PP re LE ES
Sur le fond vert des bois, comme un vol de mouette, Faisait toujours trembler sa blanche silhouette, Dans un serment farouche, étrange, solennel,
Ils jurèrent tous trois leur salut éternel
Que, sans faillir, et tant qu’une dernière goutte
De sang leur resterait au cœur, coûte que coûte,
Et dût le monde entier fondre sur ie vieux fort, Tous trois, se roidissant dans un suprême effort, Même quand aurait fui tout rayon d'espérance, Couvriraient de leur corps le drapeau de la France ; Et que — les autres morts — le dernier, resté seul, De son dernier lambeau se ferait un linceul !
—Et maintenant, mes vieux, dit Cadot : Vofre père !
Et ce Quelqu’un d’en haut en qui toute âme espère Vit ces désespérés, au regard sombre et doux, Auprès du vieux drapeau, qui priaient à genoux !
Les débris, cependant, de la petite armée, Par dix hommes ainsi vaincue et décimée, Transis de froid, brisés de fatigue et de faim,