LE PROFESSEUR BEZANCÇCON, MÉDECIN DE L’HOPI- TAL SAINT-ANTOINE
LE DocrEeur R. DEBRÉ, Mépecin DE L'uopsraL DES ENFANTS-MALADES. |
Introduction
Nous ne prétendons pas faire un travail original. De nombreuses thèses (thèses de MM. F. Dervieux, Herrera, Joseph, Loeb, etc...) ont déjà étudié, :hacune ne traitant qu'un point de la question, le suj®t du droit à l’autopsie. Nous n'avons pas trouvé d’ouvrage embrassant cette question sur toutes ses faces. Il nous à paru intéressant de réunir ces différents points, et d’en faire une étude complète.
L'on peut en effet distinguer, suivant le but poursuivi, deux sortes d’autopsies
1° L’autopsie judiciaire, autopsie ordonnée par
un magistrat.
2° L’autopsie scientifique, c’est du moins le 10m que nous nous proposons ‘d'adopter pour désigner l’autopsie faite par un médecin dans le but, ordinairement, de poser ou de confirmer un diagnostic. L’autopsie scientifique se présente, elle-même, sous deux aspects : l’autopsie que nous nous proposerons d'appeler « hospitalière », en entendant par là le cas habituel, l’autopsie faite dans les amphithéätres des hôpitaux (nous étudierons aussi l’autopsie
pratiquée dans les hôpitaux militaires et en temps de paix et en temps de guerre) ; et l’autopsie « pri vée » faite, soit au domicile du décédé à la demande de la famille du défunt, soit dans les maisons 1e santé.
Nous commencerons notre étude par un exposé historique, où nous tâcherons d'exposer les différentes phases que subit à travers les siècles, tant en France qu’à l'étranger, le droit à l’autopsie.
Nous allons envisager successivement tous ces points en nous limitant strictement au droit à l’autopsie, et en laissant de côté toute technique.
Nous tenons, pour finir, à remercier M. Jacques Orfila, qui a bien voulu nous prêter l’autobiographie de son grand oncle Mathieu Orfila, et notre ami Jean Bénédict Guinard qui nous fut, pour les questions juridiques, un guide des plus avisés et des plus précieux. :
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