LES
A dr ne 2
d'abord établir un temple mineur (4). C'était une tente sous laquelle 11 lui fallait coucher, et qui formait autour de lui une espèce d’abri contre les mauvais présages.
En sortant du lit il prenait des précautions pour éviter tout craquement ; et pour cela il ne faisait usage que d’un siège massif (2). Le momdre bruit, le plus léger soupir étaient funestes.
Après avoir constaté l'absence de tout vice dans sa procédure divmatoire et s'être assuré que le silence le plus parlait régnait autour de lui, laugure assistant prononçait la formule de la « legum dictio ». Ce n'était pas une prière, mais une sorte de stipulation avec la divinité. M. Bréal remarque fort justement qu'il « sagit moins d'obtenir la bienveillance que d’enchaïner la liberté du dieu » (3).
Ces formalités remplies, le magistrat romain contemplait lPespace qui S'offrait à sa vue attendant la production des signes fatidiques dans limmobilité et le recueillement. Quels signes attendait-1l ?
Avant de les passer en revue, qu'on nous permette quelques réflexions sur les rapports de la théorie du temple avec la constitution de la propriété:
Nous avons dit, tout à l'heure, que le temple était en quelque sorte un démembrement de la propriété divine et humaine, et qu'il servait de base à-cette
1. Festus. Collection Panckouke, p. 260 (sinora lempla). 2. Festus. So/ida sella, p. 624.