Marquardt
des lois OElia et Fufia, qui remontent à peu près à l'an 154 (4), et qu'on ne connaît guère que par des faits postérieurs.
« Ces lois proclamérent officiellement, pour ainsi dire, le principe que la religion, et spécialement les auspices, dont Caton déplorait le discrédit croissant, étaient un moyen de gouvernement. Jusqu’alors, on n'avait pas osé afficher cette opinion. Les lois nouvelles stipulaient, dans lintérêt de l’oligarehie, que les comices législatifs tenus par les tribuns seraient subordonnés à l’observation du ciel (obnuntiatio) » (2). Auparavant, les comices plébéiens, étant tenus sans auspices, échappaient aux subtilités du droit augural. Les patriciens acquirent ainsi un moyen juridique d’entraver les plébiscites qui avaient force de loi. Les privilèges des tribuns se trouvèrent à la fois augmentés et affablis par ces lois OElia et Fufia. « Comme tous les autres magistrais ils pouvaient observer le ciel {servare de cœælo), et faire usage de lobnuntiatio pour empêcher la réunion d’assemblées convoquées par des magistrats supérieurs ; mais 1l v avait réciprocité, les magistrats usaient du même procédé pour interdire les assemblées convoquées par les tribuns » (3).
1. ist. de Rome tirée de Lange, par A. Berthelot et Didier. joe mo: