Bouché-Leclercq, 2678. p
2° Fonchonnement du collège et aperçu comparati
sur les corporations scientifiques modernes.
De même que les autres dignités publiques, laugurat était gratuit : principe tout aristocratique, comme le dit S. Remach(1). Le collège augural possédait pourtant quelques biens dont il trait des revenus. C'était d'abord une part de la dotation en biensfonds, autour du Capitole, que Numa avait aflectés à l'entretien du culte (2). C'était aussi, au dire de Festus, une propriété située à Véïes (3). Ces revenus servaient sans doute à l'entretien des pullarü, et peut-être aussi des quelques esclaves publics que JÉtat meltait au service du collège. Les esclaves publics, consacrés au service des temples, y remplissaient parfois certaines fonctions religieuses (4). Ceux qu'on avait attachés au service des augures étaient apparamment chargés de la rédaction et de la garde des archives. Leur rôle ressemblait à celui des greffiers d’une cour de cassation où d’un Conseil d’État : mais grefliers astreints à un secret rigoureux et ne devant Communiquer leurs procès-verbaux qu'aux membres du collège.