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encore. Les dieux devaient après cela, en présence des comices calates présidés par le crand-pontife, manifester leur agrément d’une façon solennelle, au moyen de signes convenus. Toutes ces fomalités remplies, les augures jouissaient du privilège de linamovibihté et dans la république ils étaient seuls à en jouir (1).
«Le droit augural était des plus complexes. Pour conserver cet ensemble de prescriptions auxquelles l'expérience de chaque jour ajoutait encore, la tradition orale: ne ‘suffisait pas. Aussi, le collège a-t-1l eu de bonne heure ses livres désignés par les titres peu précis de Libré augurum, Libri augurales, mais dans lesquels il faut distinguer : 1° les rituels ou livres auguraux proprement dits, renfermant lindication précise. du cérémonial à observer, avec les formules à réciter dans les cas prévus :-2° les commentaires, où recueils des décisions officielles qui,
d'âge en âge, avaient éclairer et fixé la science
augurale » (2).
Pour tenir teurs archives au courant, 1l est probable que les augures se réunissaient une fois par mois, le jour des nones (3). Ils devaient légalement prêter leur concours aux magistrats chaque fois qu'ils
1. Bouché-Leclercq, #44, p. 276 avec renvoi à Plutarque, Quæst. Rom., 99, et Pline, Zprst. IV, 8.
2. Dici®e des Ant. gr, el rom., de Daremberg et Saglio, I, p. 554.