‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 78 sur 102 · Ze, XXNUI · texte numérisé non relu

Ze, XXNUI

Le procédé divinatoire employé à Delphes et consistant dans l'enthousiasme prophétique de la pythie, ne ressemble en rien aux méthodes étrusques. Celles-ci, au contraire, se rapprochent par tant de côtés de la divination romaine, que leur étude à pu nous servir d'introduction très naturelle aux pratiques aucurales. Une des raisons qui expliquent pourquoi les Romains n'ont pas cherché à développer davantage leur propre divination, c’est qu'ils avaient à leurs portes les excellents devins de l’Étrurie.

. Dès qu'un phénomène tant soit peu extraordinaire se produisait, les pontifes de Rome eux-mêmes conseillaient d'avoir recours aux haruspices toscans, pour rassurer les esprits. L'interprétation raisonnée de l’art étrusque était meilleure, à cet égard, que les cérémonies coûteuses ordonnées chaque fois qu'on consultait les livres sibvilins. Ausst le Sénat de Rome s’adressa-Lil souvent aux devins de lÉtrurie (LE L'État accordait une gratilication au devin qui répondait le premier à la question posée. Obsequens nous apprend en eflet qu'en l'an de Rome 650 «la foudre étant tombée sur le temple de Jupiter, Fharuspice qui indiqua le premier Pexpiation en fut justement récompensé » (2). Mais ce n'est qu'avec une certaine méfiance qu'on avait ainsi recours à eux.

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