‹ Le Droit Augural Et La Divination Officielle Des RomainsChapitre 79 sur 102 · Cic. Zegg. 11, 9. — Valère Maxime · texte numérisé non relu

Cic. Zegg. 11, 9. — Valère Maxime

2, Obseq. CIV.

On avait une loi très grande dans la science étrusque, mas c'est des Étrusques dont on se défait. Aulu- Gelle nous rapporte que des haruspices furent mis à mort pour avoir trompé le peuple romain dans interprétation des prodiges (4).

L'importance que les Romains attachaient au savoir des Toscans ut telle qu'au temps où la République commenca à devenir florissante, un senatus-consulte ordonna que dix Jeunes gens, appartenant aux grandes lamilles, seraient confiés à chacun des peuples de l'Étrurie pour être instruits dans Part divinatoire (2). IIS voulaient peut-être accaparer la science étrusque ; mais ils nv parvinrent pas: lharuspicine - demeura toujours un art 1ostan.

Mispoulet appelle les haruspices des augures au petit pied (D). Cette appellation estassez juste. Après avoir dit que de quelque dignité qu'on füt revêtu, on croyait encore v ajouter un nouvel éclat en v joienant celle d'augure, de Beaulort ajoute : € Au con-

(x) Aulu-Gelle, IV, 5.

DNaere-Maxme, La =tCf/Tacite, -#wnal., XI, 13.-— Une discussion s'est, paraît-il, engagée sur le point de savoir de quels jeunes gens il s’agit : « Les érudits se partagent en deux camps, Niebuhr, Hartung, Mezger, Noël des Vergers, admettent que le Sénat a voulu faire instruire de jeunes romains Gœrenz, Moser, Frandsen, O.Muller, Orelli, protestent et affirment qu'il est question de jeunes Lucumons étrusques. » V. Bouché-Leclercq, 09. cz7,, IV, p. 107.

(3) Mispoulet, 0p. c71., p. 435.

traire, les haruspices étaient regardés comme des ens assez vils, qu'on consultait à la vérité souvent sur les prodiges qui paraissaient menacer la République; mais il paraît aussi que, moyennant quelques pièces d'argent, tout homme pouvait les employer dans ses affaires particulières » (1). Un texte de Suétone semble indiquer pourtant que lharuspice de César, Spurina, fut élevé au rang de sénateur (2). Une évolution, sans doute, se produisit; et 1l parait plus exact de comparer la situation sociale des haruspices à Rome à celle qu'occupent les médecins dans notre société moderne.

Nous avons vu plus haut que la divination toscane comprenait trois parties : l'observation des signes apparaissant dans les espaces célestes, l'inspection des entrailles des victimes et la procuration des prodiges (3. Ce dernier mode de divination était le seul qui motivat la véritable consultation officielle des haruspices. Mais il paraît pourtant, au dire de Varron, «que le président du Sénat devait, avant toute délibération, immoler une victime et prendre les auspices » (4).

Le recours aux haruspices était-il donc nécessaire pour convoquer le Sénat? Mommsen explique que

1. De Beaufort, Za Répub. rom. 1, p. 41, avec renvoi à Plutarq. 2% Marcello, p. 300.

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