LIVRE III, TITRE IX, DU CONTRAT DE SOCIÉTÉ
ennemi [i], le crédit commercial [i], l'industrie II qui est aussi une richesse et dont la puissance égale et dépasse souvent celle des capitaux [s], tout cela peut être mis comme apport dans la société.
114. J'ai parlé du crédit de la personne : car tous les auteurs, de Luca [4], Felicius, entre autres, la mettent au rang des mises valables. Là-dessus un mot d'explication.
Je n'entends pas faire allusion (on le présume bien) à ce genre de crédit dont je parlais au n° 87, et qui consiste dans la protection qu'une personne puissante par sa position, ses rapports, ses fonctions , accorde à une personne plus faible. Ce crédit-là n'est pas dans le commerce ; il est immoral d'en tirer un profit [5]. Polluer, si délicat appréciateur de ce qui est honnête , disait qu'il serait contraire aux bonnes mœurs qu'une personne puissante accordât son crédit pour de l'argent fej.
Mais il est une autre sorte de crédit que l'on se crée dans l'industrie par son travail, son habileté, sa fidélité aux engagements promis. Ce crédit attire les capitaux, il rend les affaires sûres et faciles; il est un bien pour une société industrielle, et celui qui l'apporte doit en être récom|»ensé; car c'est une mise réelle sans laquelle peut-être la société n'aurait pu se constituer. — Voilà le crédit dont on doit tenir compte dans le calcul des apports sociaux.