LIVRE Ml. TITRE V. Dlî CONTRAT DE MARIAGE, ETC
ménages, par l'affection que chacun porte à la chose commune.
Cette adoplioii ne pouvait exciter de plaintes dans la classe des gens riches , qui règlent presque toujours leurs conventions matrimoniales par un contrat spécial. C'était un véritable bienfait pour les classes pauvres ou peu fortunées , sous une législation qui n'assure aucun avantage légal à l'épouse d'un mari que la fortune a favorisé, et qui meurt sans avoir avantagé sa veuve . sans avoir disposé de rien en sa faveur. Elle partage au moins le fruit de leur collaboration et de leurs économies communes.
L'adoption de la communauté légale pour droit commun de la France a donc passé dans l'art. 1.595 du Code, qui porte : «t A défaut de it stipulations spéciales qui dérogent au régime » de la communauté ou le modifient (1), les * règles établies dans la première partie du i> chapitre 2 formeront le droit commun de la !> France. »
9. On voit, par les détails où nous sommes entré, que le titre qui traite du Contrat de mariage et des Droits respectifs des époux se divise naturellement en deux chapitres, sauf les subdivisions convenables a l'objet et à la matière de chaque chapitre , l'un qui contient les règles du régime de la communauté, l'autre celles du régime dotal.
jUais il y a des dispositions générales communes aux deux régimes, et à tous les époux sans distinction.
L'explication de ces règles générales doit précéder l'explication des règles particulières ; elles sont contenues dans le chapitre 1.